Evolution de la médecine arabe PDF Print E-mail
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Written by Pacifica   
Wednesday, 25 July 2012 09:04

Les débuts de la médecine populaire chez les arabes étaient identiques à ce qui se pratiquait ailleurs et il n'y a aucune raison de penser que l'initiation de cette médecine était plus avancée en un lieu par rapport à un autre.

A ce sujet Ibn el Mathran a suggéré plusieurs hypothèses, dont nous citerons les plus importantes. Il donna comme exemple un homme atteint de la pléthore sanguine présentant une pesanteur dans le corps, ses yeux devinrent rouges, et un saignement du nez du a l'intensification du mal, puis s'ensuit l'arrêt des malaises. Plus tard revinrent les mêmes symptômes et l'homme s'empressa d'égratigner son nez, d'où l'écoulement du sang et tout ce dont il souffrait disparut. Il n'oublia point ces détails et il en instruit ses enfants et ses proches.


Un autre exemple, une personne ayant trop mangé se trouva avec un estomac rempli d'aliments d'une manière excessive et par une réaction naturelle survint, les nausées, l'anxiété, une agitation, une douleur des entrailles et après l'évacuation par vomissement et diarrhée le mal disparut.
Au même temps un autre individu a mangé par hasard une espèce de plante qui lui a occasionné des vomissements et des diarrhées. Il a ainsi connu l'effet de cette plante et apprit qu'elle fait cesser les malaises du cas précédent, il en informa la personne souffrante et l'incita à se servir d'une petite quantité de cette plante.
Plus tard la médecine se perfectionna, fit des progrès et les regards se portèrent sur les plantes et leurs effets.
D'après Ibn Abi Ossaibiah, la plupart des connaissances médicales sont parvenus aux hommes au moyen de l'inspiration divine, de l'expérience, du hasard et des événements fortuits.
Le prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) attachait beaucoup d'importance à la santé, il conseillait d'éviter l'excès de nourriture il disait : «Nous sommes un peuple qui ne mange que lorsqu'il a faim et lorsque nous mangeons, nous évitons les excès ». Un autre récit du prophète disait que : «toute maladie a un remède », il comporte à la fois un encouragement pour le malade et pour le médecin, le premier à demander le remède, le second à le chercher.
Le premier médecin arabe fut sans conteste Harets Ben Caladah dit al-Thakefi. Il naquit à Thaïef prés de la Mecque vers la fin du VIème siècle.
Il fit ses études à Gundishapur en Perse où il eut comme professeur Bourouzouih médecin persan et y appris la médecine grecque, Galien, Hippocrate, Aristote…etc. Plus tard il fut le médecin du Chosroês

Harets se spécialisa dans l'hygiène alimentaire ; la base de son étude est la modération dans le manger. Il prescrivit l'usage des bains après les repas, recommanda l'usage des lavements et des ventouses ces dernières devant être employées au déclin de la lune, par un temps serein et quand le corps est dispos et ne préconisa l'usage des drogues et médicaments qu'en cas de nécessité absolue.
Il revint dans son pays où il pratiqua la médecine, il connaissait les habitudes des arabes et les médicaments qui leur conviennent.
Il était en relation avec Mohamed (Que la paix et le salut soient sur lui) qui lui adressait des malades. Il mourut en 634. Le fils de Harets, Ennardhr, cousin du prophète , médecin lui-même, il voyagea beaucoup et se mit en contact avec les savants de toutes les croyances.
Dans le canon d'Avicenne, une formule de pilule lui est reportée, c'est un composé de substances purgatives à l'adresse des affections de nature biliaire et atrabilaire.
Plus tard il est devenu l'ennemi de Mohamed se croyant supérieur à lui (Que la paix et le salut soient sur lui) il essaya de tourner au ridicule sa personne et ses récits. A la bataille de Badr il combattit contre le prophète (Que la paix et le salut soient sur lui) et fut exécuté par Ali ben Abou Thaleb.
Un chirurgien contemporain de Mohamed (Que la paix et le salut soient sur lui) fut lui aussi célèbre c'est Ebn Abi Ramitsa de la tribu Temim

Au VIIème siècle sous le règne d'Al-Mansour débuta un large mouvement de traduction des œuvres grecques d'abord en langue syriaque puis en arabe.
Cependant l'âge d'or de la médecine arabe n'atteindra le sommet que vers 750 à 850 pendant la période des Califes Abbassides.
Le Calife encourageait la traduction des livres au point de payer son poids en or tout nouveau livre traduit.
A cette époque les traducteurs les plus réputés furent Yohanna Ibn Al-Masawayh et son élève Hunayn Ibn Ishaq. Ils traduisirent les œuvres médicales grecques d'Hippocrate, de Galien, de Dioscoride et d'autres et rédigèrent de nombreux traités qui furent les bases de l'enseignement médical en terre de l'islam pendant plusieurs siècles.
Cependant les arabes ne se sont pas contentés de traduire les œuvres de leurs prédécesseurs, ils ont aussi montré leurs insuffisances et critiqué leur savoir et ce grâce a leurs observations et leurs expériences. Les critiques de Rhazès sur Galien, les aphorismes de Mésué dans le style hippocratique, la doctrine d'Avicenne, la procréation vue par Ibn Al Qurtubi, et la chirurgie d'Aboulcassis en sont les preuves.


Par Pacifica

http://magazinemedical.blogspot.fr/2009/07/evolution-de-la-medecine-arabe.html

Last Updated on Wednesday, 25 July 2012 12:48
 

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