Identité et altérité dans le recueil «Onze astres» de Mahmoud Darwich par Rabi'a Hammou PDF Print E-mail
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Written by Rabi'a Hammou   
Monday, 24 February 2014 10:52


Identité et altérité

dans le recueil «Onze astres» de Mahmoud Darwich

 

 

Dans «La vie de Galilée» de Bertolt Brecht, le disciple Andrea, mortifié par le discours de son maître, le désavoue et s'exclame :«Malheureux le pays qui n'a pas de héros ![1]». Les communautés humaines, en effet, ont souvent identifié leurs valeurs suprêmes à un individu qui en semblait porteur: bravoure guerrière, sacrifice du martyr, audace de l'aventurier. Elles ont ensuite imposé ces modèles à l'admiration publique et les ont figés dans une profonde considération où, bien vite, les peuples n’ont plus eu qu'à manifester leur vénération.

 

 Le Galiléen Mahmoud Darwich est considéré comme « le Poète national des Palestiniens» et le porteur de leur voix à travers le monde. Ce privilège particulier se double de la protection du hasard qui donne à ce grand poète arabe une valeur unique : il est l'élu qui a une mission à remplir pour son peuple, comme le formule son dernier poème «Le lanceur de dés [2]» en 2008. Ce n'est pas seulement en raison de son talent poétique exceptionnel, mais c'est aussi parce que le destin décida d'être son complice et son protecteur qu’il échappa plusieurs fois à une mort certaine pendant l’expulsion de son village natal «Al-Birwa» situé près d'Acre, au Liban en 1948. Fort de cette providence, il a pu devenir le poète de la Palestine, le témoin de son peuple et de sa patrie qui a disparu de la carte du monde.

 
 

La disparition d'un pays peut signifier aussi la disparition de sa trace identitaire. Darwich tient là le rôle du poète engagé voulant défendre le droit à l’existence et faire entendre la voix, devenue muette, de son peuple vaincu. Puisque pour le Palestinien, l'identité relève en réalité du devenir, l'inquiétude identitaire n'advient que lorsque le peuple, déraciné, se trouve confronté à son avenir.

 
 

Tel est donc l'axe principal de l’étude du recueil «Onze astres», qui porte le souci identitaire du «Moi palestinien», mis à la porte du lieu originel et également renvoyé du temps en face de «l’Autre». Cette relation tendue entre le «Moi» et »l'Autre» peut se justifier par la complexité du concept d'identité lui-même. Edmond Marc Lipiansky, psychologue renommé, la définit comme «une tension et une dialectique qui s'instaurent entre l'un et le multiple, la similitude et la différence[3]», puisque l'identité se construit dans ce double mouvement d'identification aux autres et de distinction par rapport à eux.  

 

 

Le choix de ce sujet s’appuie sur deux points semblent particulièrement indicatifs. Tout d’abord, cet œuvre s’inscrit dans la lignée de deux ouvrages pionniers de l'historien palestinien Rachid Khalidi : « L'identité palestinienne : la construction d'une conscience nationale moderne [4]», et celui de l'historien palestinien Elias Sanbar « Figures du Palestinien : Identité des origines, identité de devenir [5]». Mais cette œuvre  apporte un éclairage particulier sur l’identité palestinienne car elle ne l’aborde plus sous les seuls angles historique, politique ou social mais aussi sous l’angle littéraire, plus précisément dans la poésie. Cet art, support et réceptacle de l'âme arabe, sur toutes ses routes, dans le comble de sa déroute.

 
          Ce n’est donc pas surprenant que Mahmoud Darwich soit venu au monde de la poésie arabe par son célèbre poème «Carte d'identité[6]» en 1964, et ai quitté la vie en s'interrogeant encore sur son identité dans son poème d’adieu «Le lanceur de dés». Autrement dit, le poète ouvre la porte sur la poésie en nous présentant son acte de naissance et la referme en nous livrant sa «carte d’identité».

 
 

Durant sa vie, Darwich fera parler la Palestine devenue silencieuse et invisible comme le «présent-absent» sur cette terre. Il veut rétablir son nom que «l'Autre» a exclu du temps et de l’espace. La transformation de cette appellation depuis le début du XXe siècle est la raison essentielle du conflit entre les deux identités occupant cette terre. Israël veut imposer son nouveau nom après la création de son nouvel Etat et la Palestine veut conserver son ancien nom après l'arrivée de «l’Etranger».

 
 

C'est donc à travers ce prisme qu'il faudra désormais aborder le conflit entre les deux protagonistes. Est perçu comme capitale et vitale par l'une et l'autre des deux parties sa présence ou sa disparition. Il en résultera un usage démesuré de la «preuve par l'Histoire» de l'espace confondu.

 
 

Mahmoud Darwich se sent menacé par la perte de son identité palestinienne. Il fait donc de sa défense un des buts fondamentaux de son projet poétique, en réfutant les arguments de «l’Autre» niant l’origine nationale, culturelle et identitaire des Palestiniens issus des Cananéens, leurs ancêtres sur ce territoire. Dans ce recueil, Darwich veut répondre à l’interrogation de «l'Autre» : «D’où venez-vous?». Mais en même temps, en raison de la menace qui plane sur «le moi palestinien», le poète veut répondre aussi à une autre question existentielle : «Où serons-nous?». Il la pose dans l'espoir de maîtriser ainsi le temps à venir à la manière de Joseph, fils de Jacob, présent tout au long de ce recueil. Darwich emprunte à ce prophète sa capacité d'interpréter l'avenir pour connaître le destin de l’identité palestinienne et sa place dans l'histoire.

 
 

L’Histoire : tel est donc le deuxième axe de cet ouvrage après celui de l'inquiétude sur l'identité. Les deux volets : identité et histoire se trouvent associés naturellement dans «Onze astres». En effet, le poète fonde ce recueil sur les événements historiques commençant par la chute du dernier royaume musulman à Grenade en 1492 se terminant par la guerre d'Irak et l'accord de paix entre Israël et l'OLP en 1991.

 

Cet intérêt accru de Darwich pour l'histoire trouve son origine dans sa peur de l’avenir de son identité. Il s'accompagne souvent d'une invocation au souvenir, d'un appel au «devoir de mémoire». Ce devoir incite le poète à revisiter le passé douloureux des autres nations pour estimer le futur incertain de son peuple. Il s'appuie donc sur d'autres évènements historiques comparables pour l'aider à surmonter la difficulté à affronter son identité. Il va retracer les histoires similaires : celles de l'identité perdue des Arabes Musulmans en Espagne, du destin tragique des Indiens Rouges en Amérique, de l'occupation des Cananéens en Palestine et des événements conflictuels des Irakiens en Irak. Voilà donc les volets principaux de notre recherche sur le thème de l’identité dans le recueil «Onze astres».

 
 

Vu la complexité et la richesse de l'écriture poétique de Mahmoud Darwich, le choix s’est porté sur «l'intertextualité» comme le cadrage théorique privilégié de ce travail. Car l'intertextualité est considérée comme une théorie des sources et comme la clé de voûte de l'analyse de littérature. Elle met fin au mythe de la création pure, ou comme le dit Darwich, «le texte de degré zéro[7]». Elle désigne la capacité des textes à dialoguer et à s'interpeller les uns les autres, à travers des réseaux multiples et dialectiques, parmi leurs différentes références. En effet, dans le prisme de ce dialogue, la trace intertextuelle ouvre sur la configuration de la mémoire collective dans les textes poétiques de Darwich, en leur conférant une certaine homogénéité de forme et de style. Cette parole va être confirmée par le théoricien Roland Barthes qui considère que : «tout texte est un intertexte ; d'autres textes sont présents en lui, à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables : les textes de la culture antérieure et ceux de la culture environnante[8]»,… pour terminer sur l'idée que… «tout texte est un tissu nouveau de citations révolues[9]».

 

Il faut dire que ce cadre théorique a beaucoup d’avantages : il permet d'aborder les poèmes darwichiens dans leur ensemble pour montrer la richesse de leurs références variées : littéraire, religieuse, historique, mythologique etc... Ces poèmes appartiennent aussi à des civilisations étrangères différentes évoquant leur culture, leur mythologie, leur tradition, leur religion, ainsi que leurs personnages emblématiques et leur héros national. C'est pourquoi la terre de ces poèmes renvoie à des références textuelles variables.

 
 

Il était donc nécessaire d'utiliser une stratégie supprimant les frontières entre les textes darwichiens et d’établir un réseau entre ses composantes pour laisser jaillir la communication entre ces poèmes. Il était également important d'ouvrir l'horizon sur le savoir de Mahmoud Darwich et sa culture riche en connaissances des civilisations.

 

Cet ouvrage sera divisé en introduction et six grandes parties. Dans l’introduction nous nous présentons la vie du poète Mahmoud Darwich. Cependant les six parties représentant l'analyse des six poèmes suivants : «Onze astres sur l'épilogue andalou», «Discours de l’Indien Rouge -l'avant dernier- devant l'Homme Blanc», «Une pierre cananéenne dans la mer Morte», «Nous choisissons Sophocle», «L'hiver de Rita», et «Une jument pour l'Étranger».  Les analyses de ces poemes dans leur totalité permettront de comprendre la quête identitaire engagée dans les poèmes de Darwich et de voir comment il y a discerné l'identité individuelle, collective ou nationale.

 

 

 

 

 

PRÉSENTATION DU POÉTE MAHMOUD DARWICH

 

 

Mahmoud Darwich, deuxième enfant d’une famille nombreuse, de parents propriétaires terriens, est né à Al-Birwa, un village de Galilée. «Ce dernier fut entièrement rasé avec plus de 400 villages après la fondation d’Israël en 1948. Ces villages ont été remplacés par des colonies pour les immigrants juifs venus des quatre coins du monde, et ses habitants forcés à l'exil[10]». Après l'attaque de son village par l'armée israélienne, Darwich s’enfuit avec sa famille au Liban. Ils y restent un an, avant de rentrer clandestinement en Palestine après l'armistice israélo-arabe de 1949.

 
 

Sa famille, devenue réfugiée sur son propre sol, s'installe au village Daïr Al Asad à vingt-deux kilomètres d'Acre. Darwich y commence ses études primaires, tout en vivant sous la menace constante d'être découvert et exilé par les autorités israéliennes. Il finit ses études secondaires au village de Kufur Yasif, à deux kilomètres au nord du village de Jdaϊdeh où sa famille est encore établie.

 
 

En 1961, il rejoint secrètement le Parti communiste d'Israël, «le Maki[11]»; il collabore à ses deux publications, Al-Ittihad et Al-Jadid. Ce sont alors les seuls organes d’expression des Palestiniens en Israël, où collaborent notamment ses amis Emile Habibi, vieux routier du parti communiste depuis les années 1931, et les poètes Samih Al-Qasim et Tawfiq Zayyad. C'est la raison pour laquelle, durant cette période de 1961 à 1969, il sera plusieurs fois arrêté et emprisonné pour ses écrits et activités politiques et placé en résidence surveillée : il lui sera interdit de quitter son domicile du matin jusqu'au soir.

 
 

En 1970, Darwich choisit l'exil. Il part à Moscou pour étudier les sciences sociales à l'université. Mais il disparaît soudain pour réapparaître quelques jours plus tard au Caire. L’affaire fait alors grand bruit et le poète est accueilli en liesse par un monde arabe déjà admiratif de sa poésie.

 
 

Au Caire, Darwich travaille pour le quotidien Al-Ahrām. Puis il part à Beyrouth en 1972, et rejoint en 1973 l’Organisation de libération de la Palestine (O.L.P), au sein de laquelle il occupera plusieurs postes. Il dirige aussi le mensuel Šu'ūn Filisstīniya (Les affaires palestiniennes), et travaille comme rédacteur en chef au Centre de recherche palestinien. Puis il démissionne en 1981 pour fonder la revue littéraire «Al-Karmel».

 
 

Pendant l'été 1982, la guerre du Liban commence, Beyrouth est bombardée du 13 juin au 12 août par l'armée israélienne qui cherche à faire fuir l'OLP de la ville. L'organisation trouve refuge à Tunis. Mais  Darwich refuse de partir et finit par reprendre la route de l'exil. Il reste une semaine à Damas avant de partir pour Tunis où il rencontre ses amis.

 
 

Après Tunis, Darwich se rend à Paris, et continue de faire paraître à Chypre sa revue «Al-Karmel», imprimée à Nicosie avec l'aide du poète syrien Salim Barakāt. En 1984, Darwich entre à l'hôpital, pour subir une opération du cœur. En 1987, malgré son absence, il est élu au comité exécutif de l'OLP. Un an plus tard, il écrira un poème à l'occasion de l'Intifada «En traversant par les mots passants», qui fera l'objet d'une grande discussion à la Knesset. Darwich est accusé de souhaiter le départ des Israéliens de Palestine. La même année, il est élu président de l’Union des écrivains palestiniens et il écrit, en Algérie, «La déclaration d’indépendance » lue par le Président Yasser Arafat.

 
 

Le processus de paix entre Israël et l'OLP commence en 1991 à Madrid. L’accord de paix entre les deux parties est achevé ou signé à Oslo en 1993. L'occasion de démissionner s'offre alors à Darwich. Il proteste en effet contre l'attitude conciliante de l'Organisation dans les négociations, préférant «une paix juste[12]».

 
 

Le différend avec le président Yaser Arafat n'a pas nui à leur relation personnelle. C’est ainsi qu’il accepte de revenir à Ramallah, en Cisjordanie, dans les conditions créées par les accords d'Oslo. En 1996, ayant obtenu un visa pour voir sa mère et se rendre aux funérailles du romancier Emile Habibi, son père spirituel, il revisite Haïfa.

 
 

En 1996, il reçoit une autorisation de séjour des autorités israéliennes et s'établit à Ramallah, où le président Arafāt a ses quartiers. En 1998, Darwich rentre à l'hôpital pour un second infarctus. En mars 2000, le ministre israélien de l'Éducation Yossi Sarid du parti Meretz suggère que certains poèmes de Mahmoud Darwich soient intégrés dans les programmes scolaires israéliens. Le Premier ministre Ehoud Barak s'y oppose et affirme : «Israël n'est pas prêt pour cette décision».

 
 

En 2002, Darwich, assiégé dans Ramallah, accueille une délégation du Parlement international des écrivains (PIE) : le romancier américain Russel Banks, président du PIE, les deux lauréats du prix Nobel de littérature, le Nigérien Wole Soyinka et le Portugais José Saramago, le poète chinois exilé aux Etats-Unis Bei Dao, le poète et romancier sud-africain Breyten Breytenbach, le romancier espagnol Juan Goytisolo, le romancier italien Vincenzo Consolo et le Secrétaire général du PIE, l’écrivain français Christian Salmon[13]. Les écrivains venus participer à un événement culturel et soutenir Mahhmoud Darwich durant le siège de Ramallah seront également les témoins directs de l'occupation militaire israélienne.

 
 

Le 15 juillet 2007, Darwich se rend à une soirée culturelle à Haïfa, la ville de ses années d’adolescence, de ses premiers poèmes et de ses premiers emprisonnements. Il l'a quittée en 1970 et ne l'a pour ainsi dire jamais revue, comme le reste de la «Palestine de 48». Il n'obtient l’autorisation d’y revenir, pour quarante-huit heures à chaque fois, qu'à trois reprises : en 1996, pour les funérailles de Emile Habibi ; en 2000, pour célébrer la mémoire de son ami, le poète Tawfiq Zayyad, maire de Nazareth ; enfin, en 2003, pour se rendre au village de Kufur Yasīf dont il avait fréquenté l’école en tant que résident illégal, bien que natif du pays.

 
 

Le 9 août 2008, loin de sa Palestine natale, l'enfant de Galilée décède des suites d'une opération chirurgicale dans un hôpital de Houston aux Etats-Unis. Il est inhumé près du palais de la Culture de Ramallah, sur la colline en face de la ville de Jérusalem, entourée par le jardin d'Al-Birwa. Le maire de Ramallah a honoré le poète et son village natal à Acre, l’année du premier anniversaire de sa mort, symbolisant ainsi le respect imposé par la valeur de son œuvre poétique

 
 

Mahmoud Darwich nous a quittés. Il laisse plus de trente recueils en héritage. Il a obtenu de nombreux prix et récompenses dont le prix Lotus de l'Union des écrivains afro-asiatiques en 1969, le prix de la Méditerranée en 1980, le prix de la Résistance Palestinienne en 1981, le prix de l'Europe tableau pour la poésie en 1982, le prix Lénine de la paix de l'Union soviétique en 1983, la médaille de l'Ordre du mérite des arts et lettres en France, en 1993, le prix de la Liberté culturelle de la fondation Lannan en 2002, le prix Prince Claus en 2004, le prix de la Poésie à la première conférence internationale de la poésie arabe au Caire en 2007.

 

 

 

 

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

 

REMERCIEMENTS.…………………………………………………………………………….……....

TRANSCRIPTION .………………………………………………………………….…..………..…..  

INTRODUCTION  .…………………………………………………………………………………….

 

 PREMIÈRE PARTIE

 

 Analyse des poèmes du recueil «Onze astres»

à la lumière d'une approche intertextuelle

 

   Chapitre 1

 

Onze astres sur l'épilogue Andalou 

 

Onze poèmes sur la chute de Grenade :

un regard sur l'avenir de la Palestine……………………….……..... ……………….…………………………..…..….....

 

Préambule …………………………………………………………………………………….………....

 

       1- Au dernier soir sur cette terre

              Un début / une fin …………………..………….……………………….……...…

       2- Comment écrire au-dessus des nuages ?

              Une construction / une destruction ….…….…………..…….……………

       3- J'ai derrière le ciel un ciel

              Une présence / une absence ………………………………….....……………

       4- Je suis l'un des rois de la fin 

              Un pacte de paix / un pacte de reddition …………………………….….

       5- Un jour, je m'assoirai sur le trottoir

              Un citoyen / un étranger ………………………..………………..……………..

       6- La vérité a deux visages et la neige est noire

             deux visages de Janus : le passé/ l'avenir …………………………………

       7- Qui suis-je après la nuit de l'étrangère ?

             un rêve /une réalité …………………………………..………………………….…….

       8- Toi l'eau sois une corde à ma guitare

            un miroir / une mémoire ………………………………………….……….………..

 

 

        9- Dans le grand départ je t'aime plus encore

            L'absence / la présence ……………………….………………………..…………

       10 - Je ne désire de l'amour que le commencement 

             un commencement / une fin …………………………………………….……..

       11- Les violons

            une patrie perdue / une patrie à perdre …………………….……………

 

Chapitre 2

 

Discours de l’Indien rouge -l'avant dernier-devant l'Homme Blanc

Un nouvel Indien rouge : le Palestinien ………………………………………………….

Préambule ……………………………………………………………………………………….……..

 

Chapitre 3

 

Une Pierre cananéenne dans la mer Morte

Canaan : Terre Promise des Hébreux à conquérir …………………………………

Préambule …………………………………………………………………………………..…………..

 

Chapitre 4

Nous choisirons Sophocle

L’exode d’un peuple : une tragédie «sophocléène» ……………..………….……

Préambule ..…………………………………………………………………………….…….……….

 

Chapitre 5

L'hiver de Rita

Cantique de Mahmūd Darwiš à Rita ………………………………………..……………..

Préambule ………………………………………………………………………………………………..

  

Chapitre 6  

Une Jument pour l'Étranger

De nouveaux «Tatares» capturent l’Irak ………………………………..……………..

Préambule ………………………………………………………………………………………………..

     

 

 

 

   

DEUXIÈME PARTIE

 

Etude de la notion d'identité et d’altérité

 

    Chapitre 1

 

L'épopée comme expression de l'identité nationale

   

       Préambule ………………………………………………………….…………..………

 

1-    Mahmūd Darwiš face à Homère ……………………………………….……..

2-    L’épopée : un genre poétique antique au service des poètes modernes …………………………………………………………………………………….

3-    L'Histoire : un devoir de mémoire ………………………………………….…

4-    La guerre, source du genre épique …………………………………………..

5-    Les armes, une «nourriture» épique ……………………..…………………

6-    Les héros darwišiens : la tragédie des vaincus ……………………..…

7-    La poésie épique et Darwiš : une expression et une démarche singulières …………………………………………………………..……………………….

8-    La prophétie : L'Histoire au futur …………………………………..……..….

9-    Dieux contre dieux : l’affrontement perpétuel ……………………….…

 

    Chapitre 2

Le sort de l'identité

 

  Préambule ………………………………………………………………………………….………….

 

A-    Les caractéristiques de l'identité palestinienne

 

 

a.     L’Antériorité sur la terre de la Palestine …………………………..

b.     Le pacifisme du peuple palestinien …………………………………..

c.      La Tolérance du peuple palestinien …………………………………..

 

       B- L'enracinement de l'identité palestinienne : des références fondamentales

 

1- La langue …………………………………………………………………………….

2- La terre ……………………………………………………………………………....

 

          

B-   Les symboles du pouvoir et de l'identité

 

1-          Les clés, les bannières, les chevaux, les armes …………………..

2-          Le miroir efface le Narcisse Arabe ………………………………………..

 

CONCLUSION …………………………………………………………………………………

BIBLIOGRAPHIE ……………………………………………………………………….……

 

 

 


 

 

 
  

 



[1]Bertolt Brecht, La vie de Galilée. Paris, Ed. L'Arche, 1990, p. 18.

[2]Mahmoud Darwich, Le lanceur de dés, traduit de l'arabe par Elias Sanbar. Paris, Actes Sud, 2010.

[3]Edmond Marc Lipiansky, Psychologie de l'identité. Paris, Dunod, 2005, p. 23.

[4]Rachid Khalidi, L’identité palestinienne : la construction d'une conscience nationale moderne. Paris, La Fabrique, 2003.

[5]Elias Sanbar, Figures du Palestinien : Identité des origines, identité de devenir. Paris, Gallimard, 2004.

[6]Paru dans son recueil ('Awrāq Az-zaytūn) «Rameaux d'olivier» en 1964. Ce poème dépasse rapidement les frontières palestiniennes pour devenir un hymne chanté dans tout le monde arabe.

[7]حــوار اجراه غسان زقطان، حسين البرغوثي، حسن خضر، زكريا محمد، محمّود درويش... لا أحد يصــــل، مجلة الشعراء، رام الله، (بيت الشعر- فلسطين)، ربيع – صيف 1999، ص.20.

[8]Roland Barthes, Théorie du texte, in Encyclopédia Universalis, 1973, vol. 15, pp.1013–1017.

[9]Ibid., p.1013-1017.

[10]ولـيد الخـالدي، كـي لا ننـسى.  بيروت، مؤسسة الدراسات الفلسطينية،1998 ، ص.300.

[11]Le Parti communiste palestinien (PKP), fondé en 1919, a été le premier parti communiste du Proche Orient. Après 1948, ce qu'il reste du PKP contribue à la naissance du Parti communiste israélien qui prend le nom de Maki et représente une réunification des organisations arabes et israéliennes. Le Maki proclame des principes marxistes-léninistes, et il milite pour un État judéo-arabe. Musa Budeiri, The Palestinian Communist Party, 1919-1948. London, Ithaca Press, 1979, p.46.

[12]La majorité des intellectuels et écrivains palestiniens ont refusé cet accord pour la même raison : Edward Saïd, Ibrahīm Abu-Luġud, Hišām Šarāby, Anīs Saiġ, par exemple.

أنيس صايغ، 13 أيلول: الخطأ والصواب، ذكريات العام 2000. بيروت، دار بيسان، 1996.

[13]Russell Banks et le collectif des auteurs, Le voyage en Palestine. Paris, Climats, 2002, p.3.

Last Updated on Monday, 10 March 2014 10:12
 

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