La guerre en islam, pourquoi ? par Christian Amphoux,suivi de commentaires PDF Print E-mail
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Written by Christian Amphoux   
Saturday, 08 August 2015 10:35

La plupart des musulmans d’aujourd’hui, adeptes d’un islam modéré, et des libéraux, partisans d’un islam culturel sans contrainte rituelle ni cultuelle, ont de leur tradition une image positive apprise : à leurs yeux, l’islam réunit les conditions du bien-vivre et, pour les premiers, l’espérance d’un au-delà paradisiaque. Le mal, en somme, viendrait de l’extérieur : des accidents climatiques – sécheresse, inondations, incendies… – ou alors des puissances ennemies, l’Occident en particulier. Il n’y a pas chez eux de projet ni de volonté de transformer le monde, mais plutôt de partager avec d’autres cette lecture positive de leur tradition et de s’adapter au monde dans lequel ils vivent. Aussi ont-ils été pris à contre-pied par le développement dans l’islam, depuis une vingtaine d’années, d’un intégrisme violent, qui n’a aucune retenue devant la mort, la torture, les pires atrocités, qui s’en fait le champion dans les media, qui séduit même certains jeunes et leur apprend à commettre des atrocités… Comment admettre que ces comportements odieux sont aussi ceux de musulmans, que ces barbares ont aussi l’islam comme religion ?

Le traumatisme de conscience se double d’une peur et d’une angoisse pour l’avenir, et les faits ne font que les renforcer : ne va-t-on pas soupçonner chaque musulman d’être un danger en puissance ? Dans plusieurs pays arabes les intégristes ont provoqué une guerre civile qui a causé des centaines de milliers de morts ; on n’en est pas là en France, mais depuis janvier, les actes anti-musulmans se sont multipliés, et un parti ouvertement islamophobe, le Front national, attire à lui, désormais, un tiers des électeurs : que nous arrive-t-il ? D’où vient cette déstabilisation de ce que nous considérions comme la meilleure voie pour l’humanité ? Étant moi-même un Français de tradition chrétienne ayant trouvé dans la religion un outil pour critiquer les institutions de mon pays comme celles des religions – et de mon Église en particulier –, je vais tenter d’apporter un éclairage sur cette grave question : l’islam en guerre, pourquoi ?

Les causes externes

Il y a d’abord des causes externes, ce sont les plus visibles : l’histoire récente a maltraité la nation arabe et le monde musulman en général ; et, quand on maltraite un peuple, on s’expose à développer en lui un esprit de revanche ; en Europe, le nazisme est né de ce terreau. Quels sont ces mauvais traitements ?

Le premier est la lente colonisation, à partir du xixe siècle, du sud-méditerranéen par les pays européens, avec cette idée, sincère au départ, que l’Europe a une mission civilisatrice, comme détentrice de l’héritage de la culture gréco-romaine qui a été celle de l’Empire romain. Il faudra attendre l’après-shoah pour constater que ladite civilisation est une barbarie comme les autres. L’Europe se développe donc à la faveur de nouvelles richesses et les empires européens, dont certains ont commencé dès le xvie siècle, ne se limitent pas à la Méditerranée. Bien entendu, les peuples ainsi colonisés ne sont pas traités avec le respect qu’implique la dignité de tout être humain, selon les principes des droits de l’hommes déclarés comme universels par les mêmes Européens. La colonisation s’accompagne d’une humiliation générale des peuples colonisés, qui provoquera de multiples formes de revanche.

Le deuxième mauvais traitement est le démantèlement de l’empire ottoman, qui avait été un allié occasionnel des pays européens en lutte les uns contre les autres, dans les siècles précédents. Politiquement vaincu en 1918, il a subi la loi des vainqueurs ; mais il a eu aussi comme conséquence de faire disparaître une unité politique essentielle aux yeux des musulmans, dans laquelle se reconnaissait la nation arabe et qui avait pris le relais des plus anciens califats. La frustration née de la disparition d’un tel État explique les tentatives infructueuses de Nasser, puis de Khadafi, notamment, de reconsti­tuer un État arabe uni conçu comme l’embryon de l’expression politique de l’unité arabe. Et la prétention d’un groupe terroriste d’aujourd’hui d’établir un califat se nourrit de la même frustration encore bien vivante dans le nord de l’Iraq et chez des jeunes en mal d’identité dans nos pays occidentaux.

Mais ces mauvais traitements n’arrivent pas par hasard ou par la faute des autres. Comme une partie de l’Europe, l’islam a raté le coche du xviiie siècle, et comme cette partie de l’Europe, elle a payé son erreur au début du xxe. Le coche en question est celui des Lumières, qui s’érigent contre la tyrannie du catholicisme et son arme politique, le pouvoir absolu. En France, les protestants sont opprimés, mais l’édit de tolérance de 1787 les libère du joug de l’inquisition. En Autriche, le régime impérial se fissure et les Lumières favorisent l’essor d’une nouvelle puissance, la Prusse. Berlin prendra le pas sur Vienne. L’arme des Lumières est l’humanisme contre la religion, c’est-à-dire un retour à la philosophie grecque ; et le paradoxe immense est que nous redécouvrons en Europe la pilosophie grecque entre le ixe et le xiie siècle grâce à trois maîtres de l’islam : Al-Farabi, Avicenne et Averroès. Mais entre-temps, l’islam a renié les siens, même si ceux-ci ont été rejetés dans l’Occident latin. Ainsi, au moment où une partie du monde chrétien redonne la priorité à sa racine gréco-romaine sur celle du judéo-christianisme, le monde musulman rate l’occasion d’en faire autant en donnant à l’humanisme la priorité sur le religieux.

L’humanisme des Lumières aura besoin de tout le xixe siècle pour opérer enfin la transformation profonde de la société chrétienne dont nous sommes aujourd’hui les bénéficiaires. Les signes visibles sont nombreux : l’abolition des privilèges qui séparent l’élite sociale (noblesse et clergé) du peuple (tiers-état) ; l’abolition de l’esclavage ; le suffrage universel, par lequel l’élection divine est remplacée par le vote populaire (« Vox populi, vox dei ») ; surtout les droits de l’homme, avec la notion de la personne, la reconnaissance de la dignité humaine et l’exigence du respect de cette dignité ; la mise en place de la république et de la démocratie, avec la constitution d’une opposition, la séparation du politique et du religieux débouchant sur la laïcité… Tout cela ne se fait pas sans contrarier des intérêts et rencontrer de fortes oppositions ; mais cela se fait et progresse malgré tout vers une révolution de la société humaine.

Dans la philosophie grecque, un mot d’Aristote domine tous les autres pour aboutir à la transformation de la société que provoquent les Lumières : ce mot est philanthrôpia, qui ne veut pas dire « philanthropie », mais qui postule que « tout homme éprouve de la compassion devant la souffrance d’un autre être humain ». L’homme ne serait donc pas insensible au sort de son semblable, parce qu’il se reconnaît en lui. On atteint la quintessence de l’humanisme : non seulement, l’homme est au centre du questionnement des philosophes, mais il a en plus cette vertu naturelle de la compassion, que la philosophie grecque partage avec le bouddhisme et qui se retrouve dans le sens extensif que le christianisme donne à l’amour du prochain, le « proche » n’étant plus seulement un proche mais devenant tout homme qui s’approche de vous ou dont on s’approche. La philosophie grecque influence sans doute sur ce point la règle principale de l’évangile ; mais cela ne suffit pas pour que le christianisme en tire des conséquences législatives, il faudra au contraire le mouvement des Lumières contre l’Église pour qu’enfin, la législation change.

Le christianisme comme l’islam se sont construits avec la double influence de l’humanisme de la philosophie grecque et de la volonté cléricale de donner la première place non à l’homme, mais à Dieu. La société chrétienne vit avec ces deux racines, à la fois distinctes et inséparables ; la société musulmane a la même racine philosophique, mais elle ne lui a pas rendu sa place, au xviiie siècle. L’occasion a été manquée, et le divorce se fait jour aujourd’hui avec cruauté : d’un côté, la Tunisie vit dans l’islam la révolution qui s’est produite dans la société chrétienne ; de l’autre, l’appel de Dieu au jihad contre les infidèles et l’espoir de restaurer une théocratie continuent de mobiliser largement à l’intérieur de l’islam.

Le rendez-vous manqué avec les Lumières ne doit rien, lui non plus, au simple hasard : la situation dramatique actuelle a aussi des causes internes.

Les causes internes à l’islam

Ce que je sais des circonstances dans lesquelles est conçu le projet d’une religion nouvelle, puis se met en place le modèle du premier califat, avec Mohammed, doit être pris en compte pour éclairer la situation d’aujourd’hui. Le climat créé par la conversion rendue obligatoire, à l’intérieur de l’empire byzantin, a fragilisé les partenaires commerciaux de l’empire vivant à sa périphérie. Les conditions sont alors favorables pour que soit tenté d’unifier les tribus nomades qui s’allient tantôt à l’empire perse, tantôt aux Byzantins, ce qui maintient entre elles une profonde diversité. Le projet d’unité est donc d’abord un projet d’opposition à l’empire byzantin, qui est dirigé par une union des deux pouvoirs, politique et religieux, dans la tradition du judaïsme d’époque grecque. Et cette opposition se marque le plus clairement par la reprise et la réécriture de la tradition judéo-chrétienne : le Coran conserve les grandes figures bibliques, mais il en écrit une nouvelle interprétation qui entend remplacer la précédente. L’islam, dès sa naissance, a donc vocation à unifier les tribus nomades et à se substituer au christianisme, qui a déjà vocation à devenir la religion universelle.

Une parole de la sunna m’a paru particulièrement significative de cette opposition de départ au christianisme voisin : c’est la parole qui condamne l’embolisme et en fait un motif d’excommunication. Celui qui pratique l’embolisme doit être excommunié ! L’embolisme est un mot savant pour parler de l’intercalaison d’un mois, certaines années, visant à faire coïncider l’année lunaire et l’année solaire. Le christianisme fonctionne avec l’année solaire, et le judaïsme, qui a les mois de l’année lunaire, ajoute un mois intercalaire certaines années, de manière à garder la proximité des fêtes des deux religions. Dans l’islam, en revanche, l’année lunaire sans intercalaison est imposée, pour bien marquer l’opposition des deux sociétés. Logiquement d’ailleurs, la chaleur du désert favorise le choix des symboles de la nuit, alors que le christianisme s’est affirmé comme une religion solaire ; l’islam choisit comme signes la lune et l’étoile, et par ce choix, il manifeste encore son désir de s’opposer.

La carrière du Prophète va fournir, ensuite, un modèle pour le gouverne­ment de ses premiers successeurs. D’abord simple employé de celle qui deviendra sa première épouse, Khadija, Mohammed devient chef de cara­vanne et se rend avec ce statut à Jérusalem. Puis il deviendra un chef de guerre, menant la lutte contre les tribus qui l’ont combattu. L’union des tribus pour défendre un intérêt supérieur ne s’est donc pas réalisé spontanément, il a fallu la guerre et la soumission à un ordre imposé par le vainqueur. Ce nouveau modèle, qui oppose encore l’islam au christianisme, Jésus ayant choisi de subir la violence plutôt que de la commettre, va servir à légitimer la confusion des deux pouvoirs, politique et religieux, dans les mains d’un seul chef, le calife, avec le recours à la violence pour établir ou rétablir son ordre.

La société qui se met en place, après la mort du Prophète, est brillante, les intellectuels et les artistes sont nombreux, tandis que l’empire voisin s’enlise dans des querelles… byzantines. La nouvelle société semble un progrès par rapport à celle qui a imposé la conversion, et le passage sans contrainte à l’islam se fait massivement, ce qui favorise la constitution d’un nouvel empire, dirigé cette fois par un calife musulman. Mais la dérive vers un pouvoir sans partage est immédiate et entraîne bientôt la stagnation de cette nouvelle société. Ce que les philosophes grecs n’ont pas réussi à mettre en place – un gouvernement confié à un sage –, les successeurs de Mohammed ne le réussissent pas davantage, l’erreur étant de mettre tous les pouvoirs dans la main d’un seul. Les intellectuels et les artistes sont insécurisés, ils plaisent ou ils doivent fuir. L’empire se fait totalitaire.

La stagnation s’étend à tous les domaines : la technologie progresse moins qu’ailleurs, mettant l’empire à la merci d’autres puissances mieux armées ; la pensée ne progresse pas ou les penseurs sont reniés, avec cette conséquence dramatique : l’exégèse coranique se fige, imposant à la religion de perpétuer ses pratiques adaptées à un temps du passé ; de plus, aucun pouvoir religieux distinct du politique ne se met en place, si bien qu’en cas d’échec ou de disparition du politique, les croyants sont livrés à eux-mêmes, sans autorité pour les guider.

Ainsi, la naissance de l’islam a contribué à l’émancipation de populations soumises à un ordre byzantin qu’elles n’avaient pas choisi ; mais le nouvel ordre s’est vite montré aussi aveugle et répressif que le précédent ; et l’empire arabe n’a tenu que par le pouvoir absolu et la guerre, jusqu’à la mise en place d’une dynastie turque, qui préserve l’islam, mais renouvelle le pouvoir.

Conclusion

L’EI n’est aujourd’hui, pour l’Occident, qu’un groupe terroriste ; mais son projet s’alimente d’une histoire ou se mêlent humiliation, frustration et des erreurs stratégiques lourdes de conséquence. Jusqu’à un certain point, on peut comparer l’islam aux deux autres monothéismes méditerranéens, le judaïsme et le christianisme. Eux aussi ont leurs courants fondamentalistes ravageurs ; le christianisme a tyrannisé les peuples pendant des siècles ; les trois religions ont eu dans leurs rangs des grands maîtres de la pensée qui s’inspiraient des philosophes grecs et qui en ont été plus ou moins tracassés par le pouvoir religieux. Mais la société musulmane n’a pas encore fait sa révolution des Lumières. Peut-être les succès de la jeune démocratie laïque tunisienne et les excès de l’EI vont-ils mettre en marche un processus comparable à celui de l’Europe au xviiie siècle. En France, les frémissements d’un tel événement se font sentir ; les langues se délient enfin ; les islamistes ne sont plus traités de malades mentaux, mais d’adeptes d’un islam que l’on rejette, au profit d’un autre islam pacifique, respectueux et fidèle à une tradition millénaire de sagesse et d’adaptation à la société qui évolue. Cet islam a besoin d’une mise à jour de l’exégèse du Livre sacré. Il reste à l’entreprendre.

Christian Amphoux, Gap 08.2015

 

Commentaires

I-

Chers amis d'Amin mon cousin,

S'agissant de la littérature arabe d'avant l'islam, je suis bien d'accord avec Jacques et je suis informé sur elle aux meilleures sources : Georges Bohas pour la linguistique, A.L. de Prémare pour la littérature syriaque, Samir Arbache pour les versions arabes de la Bible... et quelques autres. Une partie de l'apport totalitaire de l'islam vient de la tradition judéo-chrétienne... et je travaille sur son origine et son rejet de la philosophie. Au plaisir de dialoguer et de vous lire. Amicalement,

Christian

Envoyé: Fri, 21 Aug 2015 11:28:58 +0200 (CEST) Objet: Fwd: Re: La guerre en islam, pourquoi ? par Christian Amphoux, souci de clarté

Cher Christian, Par souci de clarté je t'envoie un commentaire de jacques Moufarege pour y répondre, sachant que je vais publier vos deux commentaires lors de la prochaine mise à jour de ton article très bien apprécié. N.B. La situation des chrétiens au PO est préoccupante, tu connais ma position : non à des états basés sur les confessions: hébreux ,chrétiens, sunnites et chiites. La richesse de notre région a toujours était basée sur l'association multiculturelle et multiethnique dépassant même le cadre des trois religions monothéistes comme les druzes, les alaouites, les ismaélites, les bahaïs, les yazidis.. Bien à toi Amin

Objet: Re: La guerre en islam, pourquoi ? par Christian Amphoux Date: 2015-08-21 10:30

De: Jacques Moufarege À: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it

Amin bonjour, Oui l'article est intéressant et voici mes commentaires: La société arabe était très bien développée avant l'Islam. Les plus grands poètes de tous les temps furent avant l'Islam (voir les mouallaqat) dont une bonne partie de confession chrétienne. Les sciences se développaient a l'instar des traducteurs, des médecins, des astrologues, etc....Cette prospérité a perdure jusqu'à près de 200 ans après l'Islam, mue par l'inertie prise depuis les siècles précédents. Ensuite, la religion a remplace petit a petit les études scientifiques, jusqu'à nos jours.

Jacques Moufarege

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II-

La thèse complotiste,je n'y crois guère, mais elle est un refuge pratique quand l'analyse est difficile. Certes, l'Occident a pu vouloir déstabiliser Assad après le meurtre d'Hariri, mais cela n'explique ni ne justifie les crimes commis ensuite et les 200.000 martyrs de la guerre. La révolution d'avenir est celle des Tunisiens, qui inventent chaque jour la démocratie laïque en islam.

Amitiés, Christian

----- Mail d'origine ----- De: This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it À: C.Amphoux Envoyé: Sat, 22 Aug 2015 16:08:04 +0200 (CEST) Objet: Fwd: Re: La guerre en islam, pourquoi ? par Christian Amphoux, souci de clarté

Cher Christian, Ton article suscite des commentaires, bon signe, voici le dernier, j'attend ta réponse pour publier l'interrogation de Souad et ta réponse.

Bien à toi Amin

-------- Courriel original -------- Objet: Date: 2015-08-22 16:02

De: Souad Hubert

Cher Amin

Est ce vraiment une guerre en Islam ou une continuation de l'action terroriste d'al Qaida?? A mon avis,il s’agit d’une conspiration extérieure — des États-Unis et d’Israël en passant par la France, le Royaume-Uni, la Turquie, l’Arabie saoudite et le Qatar…Voilà la mission civilisatrice de l'Europe comme nous l'explique Mr Amphoux

Bien à toi Souad

III-

Chère Ouassila, Ce que j'ai écrit a une source principale, le livre du regretté Alfred Louis de Prémare, Les fondations de l'islam, paru au Seuil vers 2002. Bien des analyses du livre sont très éclairantes.

Amicalement, Christian Objet: Re : La guerre en islam, pourquoi ? par Christian Amphoux Date: 2015-08-23 13:47

De: Ouassila

Bonjour, Il y a bien longtemps que je cherchais un livre, un article ou tout autre support écrit qui soit clair, intéressant et enrichissant sur le sujet! Effectivement il répond à quelques unes de mes interrogations sur un sujet aussi brûlant qu effrayant... Je vous remercie et reste attentive à vos différents sujets.

Cordialement Ouassila

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IV-

Chère Simone, Non, je ne connais pas le livre de Luizard dont tu parles, mais je lis dans celui de Jérémie la stratégie qui a sauvé Jérusalem en un temps périlleux et qui peut nourrir la réflexion des petites nations confrontées à un danger de submersion par les plus grandes.

Mais Jérémie, après un accueil favorable, a rencontré l'hostilité des siens et en perdant son stratège, Jérusalem a perdu sa protection.

De: Simone

Bonsoir Chers Cousins,

Comme toujours Christian écrit merveilleusement et nous éclaire sur un sujet bien difficile. Merci Christian de l’écrire et merci Amin de le publier. Vous connaissez sûrement l’un et l’autre le petit livre de Pierre-Jean Luizard : « Le piège Daech ? L’Etat islamique ou le retour de l’Histoire » Christian, tu devrais envoyer ton article à Luizard ; vos deux points de vue se complètent. Affectueusement

Simone

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V-

Cher Ouassila,

Je te signale encore, ainsi qu'à Amin et tous nos cousins, ce texte bouleversant du philosophe niçois Abdennour Bidar, que j'ai découvert après le 11 janvier dernier. Le drame de la non actualisation de l'exégèse, vu de l'intérieur par un intellectuel qui ne demande qu'à collaborer à une telle opération.

Bonne lecture à tous. Amicalement et affectueusement, Christian

La contribution d'Abdennour Bidar est publiée  le 17 janvier 2015:

Lettre ouverte au monde musulman par Abdennour Bidar

Last Updated on Wednesday, 15 February 2017 13:07
 

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