Retrospective d'un grand peintre libanais et parisien PDF Print E-mail
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Written by Shafic Abboud   
Monday, 21 March 2011 09:20
 

 


21/03/2011

SHAFIC ABBOUD
Peintures 1948–2003

DU 22 MARS AU 19 JUIN 2011

La première rétrospective d'un grand peintre libanais et parisien 
Shafic Abboud, Les filles, 2000. Huile sur toile, 125 x 125 cm. © ADAGP. Courtesy Succession Shafic Abboud, Paris.
Institut du Monde Arabe

Tél. 01 40 51 38 38 
http://www.imarabe.org 
http://www.abboud-retrospectives.org 

HORAIRES :

Du mardi au dimanche de 11h à 18h. Fermé le lundi. 

PRIX D’ENTRÉE :

Tarif plein 7 € - Tarif réduit 5 €


Paris consacre enfin une rétrospective à Shafic Abboud, grand peintre libanais et parisien de la seconde moitié du XXe siècle. Son œuvre est un manifeste pour la liberté, la couleur et la lumière, une passerelle permanente entre la France et le Liban, entre le Liban et le monde arabe. La rétrospective de l’Institut du monde arabe met en lumière son œuvre picturale, avec 190 peintures de différents formats, de toutes ses périodes (1948 à 2003) et de toutes les provenances. D’autres rétrospectives seront plus tard l’occasion de faire connaître d’autres aspects de la créativité multiforme de cet artiste : ses livres de peintre, ses lithographies et gravures, ses céramiques et terres cuites, ses tapis et tapisseries, ses projets de sculptures... 


Liban, 1969. Photo Sami Karkabi. © ADAGP. Courtesy Succession Shafic Abboud, Paris.
Une procession d’images 

Shafic Abboud était de culture libanaise arabe et moderniste. Il a été imprégné dès sa plus tendre enfance par les récits de sa grand-mère, la conteuse du village, par les récits et les images véhiculés par les conteurs ambulants, par les coutumes et la culture populaire des villages du Mont Liban. Son regard a été influencé par les icônes et les rites byzantins de son église, qui exaltent et chantent la résurrection et la transfiguration du Christ, contrairement à la tradition catholique romaine qui magnifie plutôt la Passion et la souffrance salvatrice. Plus tard, sa formation intellectuelle sera marquée par les écrits, les débats, les luttes et les idéaux qui ont accompagné la Nahda arabe, cette Renaissance moderniste et anticléricale dont certains éminents promoteurs étaient des écrivains et penseurs libanais. 


L’influence de Bonnard et de Staël 

Né au Liban en 1926, il arrive à Paris en 1947, simplement muni de lettres d’introduction du poète Georges Schéhadé, et s’intègre parfaitement à sa vie artistique, comme les très nombreux artistes venus du monde entier après la Seconde Guerre mondiale. Shafic Abboud a alors une nette préférence pour la peinture de Pierre Bonnard, Roger Bissière et Nicolas de Staël. Sa première exposition personnelle de peintre figuratif eut lieu à Beyrouth en 1950 et sa première exposition de peintre abstrait en 1955 à Paris. Très tôt, la critique reconnaît la qualité de sa peinture. Il est le seul artiste du monde arabe à participer en 1959 à la Première Biennale de Paris. Au Liban, jusqu’en 1975, il est l’un des acteurs majeurs de la vie culturelle et artistique de Beyrouth, où il a l’habitude de passer les trois mois d’hiver et où il enseigne à l’Université libanaise. Il participe à la FIAC dès 1983. A sa mort en avril 2004, après un adieu amical émouvant or ganisé au Parc de Montsouris, à proximité de son petit atelier, il reçoit un accueil triomphal à Beyrouth et dans la Montagne du Liban, où il est enterré, selon son souhait. 


Shafic Abboud, Confidences, 1981. Huile sur toile, 100 x 100 cm. © ADAGP. Courtesy Succession Shafic Abboud, Paris.
Des Saisons aux Cafés engloutis 

Au fil du temps et par légers glissements, sa peinture évoluera de la figuration poétique libanaise à l’abstraction lyrique parisienne, jusqu’à une forme subtile de transfiguration très personnelle, à la fois ancienne et moderne, païenne et sacrée. En recherche permanente, il expérimente, doute, se remet en question, mais reste fidèle aux diverses facettes d’une thématique constante : lesSaisons, les Fenêtres, les Ateliers, les Chambres, les Nuits, les Cafés engloutis(vastes compositions colorées et lumineuses d’une réalité tragique : la destruction par la guerre des cafés du bord de mer à Beyrouth, qu’il adorait fréquenter), les temperas sur le monde de l’enfance et sur les poètes arabes anciens, les Robes de Simone (une amie qui l’émerveillait par les tissus chatoyants et variés de ses robes)… Son œuvre est souvent une invitation à la joie et au bonheur de vivre, un hédonisme tempéré par notr e fragile condition humaine. 


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Last Updated on Tuesday, 22 March 2011 09:24
 

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