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Tourisme vert au monastère Mar Mousa PDF Print E-mail
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Written by Camille Lafrance et Anne-Fleur Delaistre   
Tuesday, 26 June 2012 08:12

Ulysse | 16.06.2010 à 12h32 • Mis à jour le 16.06.2010 à 12h32

Rêver de Syrie, c'est s'imaginer les colonnes de Palmyre, le château fort du Krack des chevaliers ou la citadelle de Damas. Des cartes postales déjà écornées puisque une nouvelle ère, celle de l'écotourisme, s'ouvre dans le pays. Un tourisme alternatif qui tente de rivaliser avec le tourisme de masse des voisins turcs ou libanais. Au monastère Mar Mousa, dont le site a été classé zone naturelle protégée en 2005, le concept fait son chemin.

Il faut parcourir les 90 km qui le séparent de la capitale pour contempler ses falaises qui dominent la steppe du massif du Qalamoun. Mais le chemin de croix ne s'arrête pas là, reste à grimper des centaines de marches pour atteindre cette oasis de méditation. On est prié de respecter ce lieu de recueillement aux allures d'office de tourisme. Le souffle à peine repris, un logement est gracieusement proposé aux visiteurs.

Découverte des locaux, explication des horaires de la vie de la communauté et il est déjà l'heure de la messe. Le silence pourtant de rigueur, à en croire les nombreux écriteaux qui tapissent les murs, n'est pas toujours respecté. Au regret des moines, parfois obligés de s'éclipser d'un office pour rappeler à l'ordre les plus bruyants.

Pour soeur Ouda, qui est une ancienne ingénieur agronome, c'est évident : "L'écotourisme va de pair avec la méditation. Il faut que cela reste une expérience spirituelle." À Mar Mousa, les moines ont lancé "l'oasis spirituelle du Cham". La communauté participe à la réalisation d'un musée éducatif, sur l'histoire de la vallée et la biodiversité, pour sensibiliser les touristes aux problèmes environnementaux.

Le gouvernement, la Coopération Suisse, ou encore l'entreprise Total soutiennent ponctuellement des projets. Mais le monastère Mousa compte surtout sur les dons et le bénévolat. Des volontaires européens travaillent à la réimplantation de la faune et la flore. Des visiteurs de passage aident à la laiterie ou participent aux tâches agricoles. Plantation d'arbres fruitiers, traite des chèvres, chacun y va de sa bonne action. Les incitations ne manquent pas.

A l'intérieur du monastère. A l'intérieur du monastère. | CAMILLE LAFRANCE / ANNE-FLEUR DELAISTRE

À l'entrée du monastère, un panneau indique: "Si vous vous promenez dans le désert, vous pouvez prendre un sac plastique pour ramasser les déchets." En développant l'écotourisme, le monastère essaie de limiter au maximum les impacts négatifs de son activité touristique. La construction d'un centre des visiteurs lui permettra de retrouver un peu de quiétude.

Reste à éviter un "effet club Med", confie Raphaël, un jeune Français, spécialiste de l'écotourisme et volontaire international. Pour l'instant, le tourisme vert rencontre un certain succès auprès des étrangers, mais les Syriens y demeurent moins sensibles. "Le respect de la nature est loin d'être ancré dans les mentalités", confie soeur Ouda.

Un constat confirmé par Raphaël : "Leurs habitudes sont désastreuses, elles sont comparables à celles des Français jusque dans les années 1980 : on jette tout n'importe où, on ne pense pas à éteindre la lumière, à couper l'eau..." Quelques kilomètres plus loin, la steppe a été transformée en une immense déchetterie sauvage. Mais en Syrie, les décharges à ciel ouvert font vivre de nombreux chiffonniers.

Le combat de l'écotourisme est mené par petites touches dans le pays. Trois autres zones protégées en ont fait une priorité : celle du lac de Sabkhat al-Jabbul ; la "Talila wildlife reserve" ; et le "Cedar-Fir Forest". Grâce à une communication bien rodée, la communauté de Mar Mousa, elle, répand son message en dehors des cultures et de la salle de prière... sur le web.

Camille Lafrance et Anne-Fleur Delaistre

http://www.lemonde.fr/voyage/article/2010/06/16/tourisme-vert-au-monastere-mar-mousa_1369190_3546.html

Pratique

Y aller

Le monastère (deir) Mar Mousa se trouve à 90 km de la capitale, Damas.
Minibus au départ du "garaj Al Abbassyen" jusqu'à Nabek puis prendre un taxi collectif (attention : les prix varient d'un chauffeur à l'autre, bien vous renseigner avant le départ). Compter 100 livres syriennes par personne, soit 2 €).

Adresses utiles

www.deirmarmusa.org

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www.shamspiritualoasis.org

 

Last Updated on Thursday, 28 June 2012 14:15
 

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