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Cogiter et rassembler Par Adib Gabriel Hathout, mathématicien PDF Print E-mail
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Written by Adib Gabriel Hathout   
Sunday, 21 April 2013 10:38
Idées maîtresses
 
Mot et concept 
L’entendement humain examiné à travers les langues
Relations internationales
   
Table des matières
 
Introduction
Rassembler et réfléchir chez Saint Augustin
Philosopher et rassembler chez Nicolas de Condorcet
L’étymologie de l’algèbre entre rassembler et réfléchir
Communiquer et prier à travers les langues
Perspectives

  1.    Introduction

La réflexion sur les mots, leurs significations, leurs ressemblances et la ressemblance des idées auxquelles ils sont susceptibles de renvoyer est sans doute aussi vieille que l’idée de communiquer au moyen des mots.
En Mésopotamie ou ailleurs, cette idée n’était-elle pas insensée dès le départ, et le silence n’était-il pas préférable à l’invention du langage ? Sans doute, en partie. Et d’abord à cause d’un incommensurable orgueil des mots : eux, qui sont en nombre fini, les mots ont la prétention d’embrasser l’infini de la pensée. Et Ephrem le Syrien (4ème siècle) de nous

recommander la méfiance à leur égard :

                 « Que ta pensée ne soit pas abusée par le langage ».

Ephrem a préféré parler, et au penseur français Jean-Paul Benzécri d’expliciter les raisons pour lesquelles il faut, malgré tout, tenter d’affiner la réflexion sur les mots, car :
 
         
« Nos langues sont un compromis entre la faiblesse du corps et l’infini que considère l’esprit[1] »

 
A mille penseurs avant Ephrem et à mille autres après lui nous devrions rendre hommage, mais le temps presse et voici déjà l’Islam nous annoncer le premier dictionnaire de la langue arabe avec l’astre de la grammaire arabe, le perse Sibawe (vers 760 – 796) qui nous pose des questions dignes de figurer dans les encyclopédies du siècle d’HTML.
 Pour les mots qui ont plus d’une acception, Sibaweh a posé le problème des parentés cachées que seuls découvrent ceux qui réfléchissent : ainsi « trouver » l’objet perdu (retrouver) et « trouver » que telle chose est belle (considérer) seraient, selon Sibaweh, deux manières d’utiliser un même verbe qui entretiennent une parenté au niveau de l’activité mentale qu’ils représentent.
    En suivant les pas du Maître perse, le linguiste irakien Ibn Durustawah (vers 871 – 956) a soutenu que la langue ne fonctionne pas au hasard. En effet, si les significations qui se superposent dans le même mot se faisaient sans raison, la langue ne serait pas un instrument de savoir, mais de désinformation[2]. Ibn Durustawah confortait ainsi l’idée d’après laquelle les ressemblances physique et logique vont de pair.
 Partant de ces considérations, le texte que je propose tentera d’explorer la relation entre ces deux actes mentaux que la langue française représente par les verbes « réfléchir » et « rassembler ». A cet effet, j’examinerai d’abord la manière dont Saint Augustin a traité le rapprochement entre cogitation et rassemblement. Ensuite, quelques observations et interrogations seront émises sur l’approche que le mathématicien français Nicolas de Condorcet a faite de la même question.
 
 
L’examen de l’étymologie de l’algèbre confortera l’idée d’un rapprochement entre « cogiter » et « rassembler » et nous permettra  enfin, d’y rattacher l’activité mentale que nous appelons « prière ».
 J’espère que ce texte va mettre en évidence les attraits d’une culture du dialogue entre personnes ne s’expriment pas dans la même langue. Car là réside un des germes de la paix dans le monde, et Philon d’Alexandrie de nous le suggérer depuis deux mille ans.

   
  2.    Rassembler et réfléchir chez Saint Augustin
 
Dans un ouvrage qui fait référence en matière de psychologie du langage – Les Confessions – Saint Augustin s’est  demandé pourquoi les verbes « rassembler » et « réfléchir » (cogiter et penser) s’expriment, en langue latine, par le même mot de cogitare.
 
                                 
Cogiter et rassembler d’après Saint Augustin
 
« D’où vient que dans la langue latine le mot qui signifie penser[3], ne veut dire autre chose dans son origine que rassembler, quoique étant devenu propre aux actions de l'esprit, il ne serve plus à marquer toute sorte de rassemblement (…), mais celui-là seulement qui se fait dans la pensée. » [4]
           
Si, pour comprendre cette superposition de sens, nous nous basons sur les théories de Sibaweh et d’Ibn Durustawah, réfléchir serait quelque part « rassembler ». On observera au passage que le verbe « rassembler » ressemble étrangement au verbe « ressembler » et on dit bien « qui se ressemblent s’assemblent » !
 J’ajoute que l’organisation hiérarchique de l’information à laquelle se voue, en statistique, la classification hiérarchique (Cluster Analysis) consiste fort justement à « rassembler » les choses par degrés de « ressemblance ».
 
 
L’absence de cogitation et l’absence de rassemblement dans le cosmos romain
   
 
De même que cogiter et rassembler s’apparentent mutuellement, l’absence de cogitation et l’absence de rassemblement peuvent souvent coïncider : La Cité de Dieu de Saint Augustin lui-même nous propose une réflexion sur ce sujet.
 Une représentation du cosmos aussi bien dépourvue de cogitation que de « rassemblement » de choses qui ont des traits en commun prévalait en effet chez les intellectuels romains du quatrième siècle d’Augustin. Nos intellos n’ont en effet même pas eu l’idée d’envisager un dieu de la campagne qui chapoterait (rassemblerait) les activités des divers dieux travaillant à la campagne : moissons, plantation, semence, etc. Et à Vaticanus, ne vous déplaise, une spécialité assez particulière pour qu’il ait le seul soin de présider aux vagissements des poupons.
 Que de précisions imprécises dans cette culture de quantité plus que de qualité ! Lisons plutôt Augustin[5] :
 
Mais comment évoquer en un seul passage de ce livre tous les noms des dieux et déesses, qui peuvent à peine tenir dans de gros volumes où sont classées les fonctions des divinités, selon les divers cas de la vie humaine ? C'est qu'on n'a même pas cru devoir confier à un seul dieu la charge des campagnes : la déesse Rusina est proposée aux plaines ; le dieu Jugatinus aux sommets des montagnes; la déesse Collatina aux collines, Vallonia aux vallées (…)
  
3.    Philosopher et rassembler chez Nicolas de Condorcet
 
 
Malgré les déboires où les dieux romains allaient suffoquer l’entendement humain, et malgré la terrifiante invasion de Rome par les peuples du Nord, la corrélation entre la cogitation et le rassemblement a surmonté l’épreuve du temps avec tant et tant de succès que le mathématicien français Nicolas de Condorcet,- qui semble ne pas avoir connu la littérature augustinienne en la matière,- a expliqué que la philosophie n’avait plus qu’à rassembler !
 
« La philosophie n'a plus rien à deviner, n'a plus de combinaisons hypothétiques à former ; il suffit de rassembler, d'ordonner les faits, et de montrer les vérités utiles qui naissent de leur enchaînement et de leur ensemble »[6].
 
Et là, une question se pose : pour quelles raisons les encyclopédistes et les logiciens n’ont pas retenu la corrélation entre « rassembler » et « cogiter » observée par Condorcet treize siècles après Augustin ?
 S’il est nécessaire de poser cette question, il est difficile d’y répondre pleinement. Tout en sachant que la critique est aisée mais que l’art est difficile, critiquons Condorcet avec un sourire complaisant.
 L’Esquisse de Condorcet décrit l’évolution du monde en dix étapes depuis les temps les plus reculés. Bien qu’elle fasse l’objet d’une admirable formalisation – ce qui est propre à la pensée logique en général et mathématique en particulier – cette œuvre semble méconnaître la littérature dans le domaine de l’analyse historique de long terme.
 En ce dix-huitième siècle de Condorcet, l’approche historique de long terme trouve en effet d’illustres exemples dans la Cité de Dieu de Saint Augustin comme dans les Prolégomènes d’Ibn Khaldoun. Loin de se contenter de la narration, Saint Augustin comme Ibn Khaldoun ont alterné leur analyse historique avec des considérations méthodologiques et des observations relatives au fonctionnement de la pensée  et à la nature des mots.
 
L’histoire étant seulement l’image que l’on se fait de l’histoire, Saint Augustin et Ibn Khaldoun ont pris acte de la relativité de la connaissance humaine et leur modestie a été couronnée par le Temps.
 En ce vingt-et-unième siècle où les pouvoirs publics français parlent de « cognitique », nul ne pourra plus évincer Augustin ou Ibn Khaldoun de l’Université… Condorcet non plus.
    
 
Avantages de la méthode de Nicolas de Condorcet

 
L’approche de Condorcet  a de nombreux avantages, parmi lesquelles  l’organisation de l’analyse historique en étapes marquées par des césures n’est pas la moindre. Le grand mérite de Condorcet est cependant l’utilisation du terme  « esquisse ». Synonyme de l’ébauche, la langue française permet d’associer ce terme à une poursuite. Pour un mathématicien, l’esquisse renvoie, implicitement, au raisonnement itératif usuel en algorithmique. Bien que ce sujet ait déjà fait l’objet d’un article sur le site www.mlfcham.com (Cf. La formation de l’opinion), j’en rappelle le schéma général :
 
 
-         A : Nous supposons le problème résolu (l’histoire du monde par exemple) et nous proposons une solution qui reste une approximation de départ.

-        
B : Nous remettons en cause notre solution en affinant le sujet,

-        
C : Nous nous posons la question suivante « Le texte final est-il prêt ? » Si oui nous allons en F, sinon nous allons en D,

-        
D : Nous réorganisons l’information en prenant en considération de nouveaux renseignements,
 
-         E : Nous repartons en B,

-        
F : Fin.
 
Il me semble donc judicieux de rappeler que Condorcet est décédé avant d’avoir eu le temps de parfaire son « esquisse ». C’est pourquoi la prudence est de mise avant toute critique, et les propos que je viens de formuler demeurent sujets à révision … comme dans une esquisse !
   
 Il reste à peu près certain, à mon sens, que si Condorcet avait vécu au vingt-et-unième siècle, il aurait été le premier à lire Augustin, Ibn Khaldoun, la littérature de l’optimisme, et à utiliser les mémoires des ordinateurs pour procéder au « rassemblement » qu’il préconisait dans cette Esquisse qui demeure un chef d’œuvre.
 
Clôturons donc ce paragraphe en regardant l’avenir. Espérons voir bientôt les pouvoirs publics conscients du besoin de réunir les génies d’Augustin, d’Ibn Khaldoun et de Condorcet pour concourir à l’écriture d’un logiciel et/ou d’une encyclopédie de perception historique digne de l’état de la logique en 2013 et, notamment des performances accomplies par les langages informatiques qui sont eux-mêmes une expression universelle.
 Mais dans un monde qui s’internationalise irréversiblement, ce ne sera pas assez, et l’étymologie de l’algèbre nous le confirmera.

  
4.    L’étymologie de l’algèbre entre rassembler et réfléchir

En arabe, l’idée de « rassembler » se retrouve dans le terme Al Jabr (
ﺍﻠﺠڊر ) qui renvoie tout

aussi bien à la science de l’algèbre !
 
Au sens que la langue française donne à l’algèbre, l’acception a été introduite en langue arabe par un le bibliothécaire persan Al-Khawarizmi (v. 780 – v. 850) dans « Al-Jabr  oua' Al-Moukabala » :  (ﺍﻠﻣﻘﺍڊﻠﻪ ﺍﻠﺠڊر ) ; un ouvrage que l’Encyclopédie Encarta traduit par « l’algèbre et le balancement ».
 
Rédigé vers 825 et  traduit en latin en 1144 par Robert de Chester, cet ouvrage marque la naissance de l’algèbre en tant que science et la renaissance du raisonnement itératif en algorithmique (je dis re-naissance car l’itérativité date d’Euclide)..
 Avant qu’Al-Khawarizmi n’utilise le terme de jabr (ﺍﻠﺠڊر ) pour désigner la science de l’algèbre, ce mot avait déjà deux significations :

 
-         « rassembler » (ou lier) ce qui a été accidentellement séparé. Ainsi, on reconstitue le lien entre les deux parties d’un os cassé par une opération de « jabr ».
  
-         « grande puissance » et ceci depuis son origine syriaque dans le terme « Gabourouto »[7]. 

Ces éléments confortent l’hypothèse d’après laquelle l’activité mentale par laquelle nous rassemblons s’apparente à la cogitation, en l’occurrence algébrique. De façon corollaire, nous traiterons des verbes rassembler, cogiter et lier de manière simultanée sans contrefaire ce que la Nature et l’Histoire ont suggéré.
 
Quant à l’idée de « force » que l’étymologie syriaque de l’algèbre rajoute à « rassembler » et « cogiter », il me semble que la question reste posée : Rome ne fut pas faite en un seul jour.
  
 
On observera enfin, qu’en langue arabe, le terme d’algèbre a la même racine consonantique que le prénom « Gibraïl » (جبرائيل), qui a donné en français le prénom d’origine sémitique Gabriel.

Celui-ci représentant l’ange que Dieu a choisi pour rétablir le lien (rompu par le péché
originel) entre le ciel et la terre.

Tout au moins pourrait-il en être ainsi pour ceux qui considèrent que Jésus est le Messie

(principalement les musulmans et les chrétiens, mais pas seulement eux).

 
 5.    Communiquer et prier à travers les langues

 
Au triplet où l’algèbre s’interpose entre les verbes rassembler et réfléchir, plusieurs dispositions nous permettent d’associer la prière. On observera déjà que le terme de « religion », qui est lui-même une invitation à la prière,  trouve son étymologie dans l’idée-même de « rassembler » (Cf. notamment Le Robert. 1981). De multiples raisons nous permettent, d’autre part, d’associer la prière à l’idée de « lien ». On en citera trois avant de clore :
    
 
-         La langue arabe associe la prière à l’idée de lien via la composition consonantique de ces deux termes. En effet, la prière se prononce « sala » avec un « s » fort (صلاة) et le « lien » se prononce  « sila » (صلة ). Etant donné que ces deux mots ne diffèrent que d’une voyelle courte, la grammaire arabe dit qu’ils ont la même « racine ».

 
-         Le lien précité se conforte avec les travaux de Neale Donald Walsh ; lequel, dans son ouvrage « Conversation avec Dieu »[8] a proposé de dire que « parler avec

Dieu » (équivalent de prier) doit être remplacé par « communiquer ».

« Tout d’abord, remplaçons le mot parler par communiquer »
disait-il en effet au début de cet ouvrage. La proposition de Walsh est d’autant plus intéressante que l’auteur découvre le lien entre prière et communication sans connaître l’arabe.
 
-         Le lien entre prière et communication se conforte enfin par le sens donné au  yoga par ses maîtres. C’est d’ailleurs ainsi que l’explicite l’illustre yogi  Paramahansa Yogananda « science de la communication individuelle avec le divin » [9].    
 
6.    Perspectives
 
 
En ces moments où, en plusieurs endroits de la planète, les humains souffrent de ne pas être compris, tentons de rassembler nos pensées, de cogiter, de prier au sens de la communication entre les uns et les autres, et de propager autour de nous l’esprit de l’amitié internationale où nous pensées se rassemblent avec celles des autres et s’enrichissent mutuellement.
 Si nous paraphrasons le dire anglais d’après lequel on se met avec soi-moi « I put myself together » en disant que nous nous mettons tous avec nous-mêmes « We put ourselves together » notre monde pourrait être sauvé par les pensées positives.
 Si de plus, une prise de conscience des pouvoirs publics nous fait entrer dans une logique de dialogue entre les Nations plutôt que de confrontation, il me paraît évident que la relance par la culture internationale sera capable de stimuler notre mémoire, d’éveiller notre intellect, et de mettre les jeunes au diapason du 21ème siècle.
 
 Une informatique perçue dans le prolongement de l’histoire de la logique et une algorithmique fidèle à ses origines, seront des atouts qui nous mettront sur la voie des plus justes décisions. La fin des récessions économiques ne sera plus qu’une des retombées positives du rassemblement réfléchi en connaissance de causes, tant historiques qu’étymologiques.
 
 Dans ce nouvel état d’esprit, la paix en Syrie ne sera plus qu’un détail dans un tableau de paix au Proche-Orient d’où sont sortis les plus grands messagers de la paix dans le monde. Dans ces conditions, il n’y a pas lieu de s’étonner de voir des Rabbins, des Prêtres et des Imams récemment rassemblés pour prier à New York, il faut plutôt se demander pourquoi ils ont mis si longtemps pour entendre l’appel de l’Histoire[10].
  
Prochain article : « Rabi’a, messagère de la paix ».
  
Noms propres cités:
 
Abdo, Samir
Al-Khawarizmi
Augustin de Thagaste
Benzécri, Jean-Paul
Chester, Robert (de)
Condorcet, Nicolas (de)
Ephrem le Syrien
Euclide
Ibn Durustawah
Ibn Khaldoun
Labriolle, Pierre (de)
Paramahansa Yogananda
Philon d’Alexandrie
Rabi’a
Sibaweh
Walsh, Neale Donald


[1] Page 217 de « Sémantique des langues naturelles et systèmes de signes ». Dunod. Cahiers de l’Analyse des Données. 1993. N°2.  Par J.-P. Benzécri.
 
[2] Pour Sibawe comme pour Ibn Durustawah, on trouvera une bibliographie et des exemples dans : « Langue et communication dans le discours polysémique ». Thèse soutenue en décembre 2000 sous la direction du Professeur Jean-Patrick Guillaume. Université de Paris Sorbonne Nouvelle.
 
[3] Cogitare, cogiter
 
[4] Confessions. Livre X. Chapitre XI
 
[5] De Civitate Dei. Livre IV. Chapitre VII. La traduction française citée est celle de Pierre de Labriolle, membre de l’Institut et Professeur à la Sorbonne. Editions classiques Garnier. 1957.
 
 
[6] Page 86 de « Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain. Fragment sur l'Atlantide. » Par Nicolas Caritas, Marquis de Condorcet. Introduction d'Alain Pons. Flammarion. 1988.
[7] Page 65 de « La langue des syriens est des langues ». لغة السوريين لغات
Par Samir Abdo. Hasan Mala
s Publishing House. Damas. 2003 (En arabe).  
[8] « Conversations avec Dieu. Un dialogue hors du commun ». Tome 1Par Neale Donald Walsh. Editions Ariane 1997.Titre anglais original : « Conversations with God, an uncommom dialogue ». Publié originellement en 1995 par Hampton Roads Publishing
 
[9] « Autobiographie d'un Yogi ». Par Paramahansa Yogananda.Editions Adyar. 4, Square Rapp. Paris 1980. Préface du Dr Evans-Wentz
 
[10] Cf. Vidéo publiée sur youtube le 4 avril. "A New York, prière commune pour la paix en Syrie". Avec la participation d’Imams, Prêtres et Rabbins.
 
https://www.youtube.com/watch?v=uHTkF-QKup0&feature=player_embedded

لجالية السورية في الولايات المتحدة تقيم قداسا دينيا مشتركا بين جميع الأديان في نيويورك من أجل السلام في سورية
   
Last Updated on Monday, 29 April 2013 10:12
 

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