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Histoire de la famille Chahine - 1ère partie ( suite poétique) PDF Print E-mail
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Written by Nicolas Chahine   
Wednesday, 09 December 2009 17:07

 

Je m’en vais en ces vers jonchés de commentaires         1

Vous décrire en détails la famille de mon pèren

Et de ma mère aussi afin que l’avenir

Garde comme je les sus, écrites, mes souvenirs

 

Une petite histoire parfois bien parsemée                       2

De l’Histoire majuscule qui au fil des années

Vit passer des personnes et des hauts et des bas

Sans laisser toutefois ceux qu’on ne voulait pas

 

De ces gens comme il faut qui battirent cette famille       3

Je parlerai de tous, même s’ils mirent une bille

Dans la machine complexe de la vie quotidienne

Chaque un aura sa vue et bien voici la mienne

 

Tout commença pour nous avec Salim Chahine             4                 

Qui amputa le Debs de part son patronyme 

Il donna sa sœur Rose mieux connue comme Wardeh                           

A Anastase Gogas qui mourut sans tarder                                            

                                                                                                           

Wardeh ne parlait grecque ni Anastase l’arabe              5                     

Comment se parlaient ils, est vraiment un Sarabe                                  

Les cinq ans qu’ils passèrent dans l’antre conjugal

Ne pouvaient sans nul doute être des plus frugales

 

Anastase mourut pendant le jeun Pasqual                      6                     

En l’année soixante quatre afflige du grand mal

Sa jeune femme aussitôt coupa rapidement court

Aux liaisons hellènes qui l’assaillaient toujours

 

Pour prendre les enfants de leur pauvre défunt               7                     

Les éduquer les choir en mémoire c’est certain

De ce frère Anastase venu d’Alexandrie

Qui avait a Damas malheureusement périt

 

Elle avait de bons liens dans le Patriarcat                       8                  

Détruisit tout d’un trait ce qui la rattacha

A la famille Gogas et retourna leurs lettres                                            

Destinées a l’adresse qu’ils ne purent connaître                         

 

Anastasia sa fille mourut en soixante douze                    9                 

Le cou brise d’un coup raide sur la pelouse                              

Du jardin d’à côte. On dit que la voisine

Aida, Dieux sait comment, cette décision divine

 

Wardeh dans sa panique, par son comportement           10

Ne voulait aucune trace de son cher si devant.

Son fils ne fit de même. Comme il lui fut très cher

Nomma son second fils Anastase pour son père                                   

 

Je me fis un devoir de retrouver leurs traces                   11

En neuf cent quatre vint je fis la connaissance

De Patrick Theros des Etats-Unis qui dit

Connaître une Gogas dans les Etats-Unis

 

Nous pûmes la rencontrer à Washington un jour            12

L’air de famille est la. On dirait Rose Bachour

Sophie nous raconta sa jeunesse en Egypte

Nicolas Anastase et Jorgui et la suite

 

Se répétaient comme nom à chaque génération              13

Chez eux comme chez nous sans aucune variation

Cette rencontre fut sans suite. Les siens non enthousiastes

Manquaient ce qui me pousse. Ce qui me fut néfaste   

 

Nicolas prit d’abord le surnom de Roumi                      14

Plus tard devint Chahine aux documents soumis                        

Aux autorités turques ou plutôt Ottomanes

Qui l’affectèrent comme clerc parmi les torjoumanes                             

 

Il gravit promptement en longues enjambées                  15

Les échelons et grades et devint cinq années

Plus tard officier de police. Et sous le Roi                                             

Fayçal ce sous directeur devint de sur quoi

 

Directeur générale en mille neuf cent vingt cinq               16

Lorsque Hamdi Jallad déroba touts les sacs                                        

Du ce train transportant le mensuel en or

Qui partait au Hauran pour remplir son trésor                                   

 

Damas se réveilla un matin par la suite                           17

Aux cris des Hauranais demandant qu’on soit quitte

Par le renvoi sur l’heure de l’auteur de ce crime

Hamiha Haramiha fut leur chant et leur rime

 

Il conduisit sa tache avec cœur et patience                     18

Et trouva de ses paires de la reconnaissance

Ses obsèques déroulées en l’année trente deux

Marquèrent l’apothéose de cet homme généreux

 

Il épousa Loulou la parente lointaine                              19                   

Fille de Mansour El Debs un prince de la plaine                                  

Bekaa. Sœur de Georges de Saada et Catherine                                 

Les sœurs laissairent leurs dotes pour les causes qu’on devine                

                                                                                                           

Prétendant affirmer que la porte reste ouverte                20

Du foyer paternel. Ce qui fut une perte

Car Jerios peu actif ne fit rien pour sa part

Pour garder pétillant le grand feu de son phare

 

Son fils unique Mansour mourut à vingt neuf ans            21                   

Olga femme de Chafik engloba tout le clan                                          

Des Debs de Maalaka, des terres de la vallée.                                   

Nous reçûmes de l’orge pour bien nous consoler                                

                                                           

Cette histoire est la tienne, mon cher cousin Elie              22                  

De ta mère ma tente, de Joseph de Lily                                               

Qui partirent au Brésil en dix neuf cent vingt trois                                  

Pour vivre a Rio comme des petits Rois                                             

 

Elle insista un jour à mon parrain Najib                          23                

De revenir voir son pays, ses Habibes

Elle débarqua en Mars en l’année trente neuf

La guerre vous bloqua. Vous rentrèrent saint et sauf

 

Six longues années plus tard en neuf cent quarante six.   24

Marie est souvent retournée Dieu merci.

Ta sœur nous visita un jour en Angleterre                                              

Elle portait le mal qui la mettra en terre

 

Docteur Edouardo de la famille Haddad                        25

L’épousa. Et papa qui était comme son Dad                                                 

Lui envoya des mètres d’une étoffe en brocart

Sa robe de mariée fut une chose a part

 

Une copie de leur film entrant en cathédrale                   26       

Nous fit vivre avec vous de manière intégrale

Vos joies. Et tu portais des moustaches très noires

Lily aux bras d’joseph, Marie régnait ce soir

 

Elle eut ses trois enfants Sylvio et Mariza                       27                   

Plus tard Edouardinio qui devint avocat                        

Sylvio devint docteur, très brillant on nous dit                                       

S’éloigne quelque peut, et oublie qui je suis

 

Il me reçu très bien a la première visite

Mais ne daigna me voir à la deuxième visite

Comme on demande rien et chacun a ses causes

J’ai rapidement mis fin, et ce fut chose close

 

Mairiza resta proche en dépit du mutisme                      29                   
Il me suffit d’un geste pour que son altruisme

Et son amour enfui dans son fond hermétique

Surgisse d’un sourire tout à fait sympathique                                         

 

Joseph nous visita quelques années plus tard                  30                   

Salma est à son bras. Je pleurai a les voir

Ils eurent trois enfants. L’ainée est Liliane                                             

Le Docteur Zezinio. Ricardo fin de gamme       

 

Puis ce fut notre tours Dounia et moi-même                   31                   

De visiter Rio et Pitanguy de même.                                                     

Vous ouvrâtes vos maisons. Salma donna sa chambre

Vous nous fîtes déguster du fejoume couleur ambre

 

Churascaries un jour et Teresopolis                               32                   

Visitée par le chemin de Petrópolis

Tout cela était neuf, mais tante Marie avant

Nous racontait tellement, on se sentait savants

 

Nous connaissions très bien ses visites régulières           33

A Possos des Caldas station balnéaire

Nous savions ses secrets et tous ses petits trucs

Au piano, si agile jouait la marche turque 

 

Le « que falla » du jeune Ricardo Elabras                      34

Raisonne jusqu’aujourd’hui. Et j’oublie Béchara

Car j’ai appris chez vous qu’il était de coutume

Que le nom de la mère prés du père se consume

 

Vous nous avez choyés autant toi que ton frère              35

Pour nous faire plaisir vous ne saviez quoi faire

Vous remplîtes nos sens de votre belle citée

Et nos cœurs et nos âmes de la félicitée

 

Mary nous démontra amour sans équivoque                  36                     

Puisqu’elle voulu pour nous s’habiller de la toque                                  

Et apprendre la langue parlée dans l’Hexagone

Et dépasser les gens sortis de la Sorbonne

 

Grace à Sergio je vis la radio Brésilienne                       37

Annoncer ma venue et qu’a cela ne tienne

Renato, Roberto enfin toute la clique

Juraient haut notre nom dans toutes les Amériques 

 

Nous sommes vite revenus en quatre vingt et huit           38

En congres cette fois. Vous remplissâtes nos nuits

Mes journées bien comblées de ces présentations

Sur le seul nerf facial et ses associations

 

Nous visitâmes les tombes de Nagib et Marie                39

Et pleurâmes sur la pierre de la pauvre Lily

Rien ne doit tant qu’on vit amoindrir tous ces liens

A chacun d’essayer de les passer aux siens 

 

Enfin en deux milles cinq tu décidas soudain                   40

De faire le trajet et couper le Jourdain                                                  

Tu restas une quinzaine et t’esquivas trop vite

Personne entre nous n’a voulu que tu quittes.

 

Lorsque je pense à toi bien après ton départ                     41

Que jamais Dieu ne faits ses choses au hasard

Que les mers et les terres qui séparent nos corps

Ne firent aucun obstacle aux appels de nos cœurs

 

Nous nous sommes soutenus et d’un commun élan          42

Nous revîmes ensemble les belles neiges d’en temps

Comme si Anastase est toujours parmi nous

Fait appel à Nagib d’aller chercher Loulou

 

Sa Nash clignotant dans la vallée qui monte                     43                   

Signe avant coureur de l’arrivée, qui compte                                

Pour nous tous, tant de joie et tant de bonnes choses

Qui jaillissent de son coffre vers les armoires closes

 

Que de fois n’as-tu pas ses grands pas enfourchées           44

Que de cimes tu montas que de descentes cachées

Tu empruntas en course et pour bien revenir

Munis de ces perdrix qu’on reviendra rôtir

 

Tu as connu mon père bien mieux que moi-même             45                   

Tu avais l’âge propice, j’avais des joues si blêmes

Tu nous informas tous de la petite histoire

Tu as vécu pour nous ce qu’on ne pouvait voir  

 

Marie gouttant du doigt une nouvelle recette                     46                    

D’un gâteau délicieux pour bien orner la fête                                            

Recette avancée par la chère tante Suzanne                                           

Qui organise la fête de Claudie à Bloudane                                             

                                                                                                        

Et survint oncle Georges l’aine de la famille                      47                

Au front si généreux et aux yeux qui pétillent

Sa bonté son allure ses gestes  gracieux

On croyait à le voir qu’il nous descend des cieux

 

Avocat répute pour ses justes visions                              48

Ses qualités de maitre attiraient l’attention

Ministre du trésor ou bien de la finance

Il affirma toujours sa science et sa présence

 

Anastase restait un académicien                                     49                   

Refusa d’être ministre accepta le Doyen                                                 

De cette faculté enseignant Médecine                                                     

Il cherchait le savoir même s’il était en Chine                                           

 

Il a loué Bloudane soucieux de son père                          50

Atteint d’une néphrite, se devait changer d’air                                          

Apres quatre ans de bail la famille concordante                                       

Il l’acheta en or et paya dix fois trente                                                     

                                                                                    51        

Cette maison devint vite résidence familiale                                             

Tous les Chahine venaient en période estivale

Plus tard nous prime leur place sans que cela n’influe

Ou déranger d’ailleurs des visiteurs, leur flux

 

Chacun a son histoire tout coin à son histoire                   52

Cette terre nous reflète elle est notre mémoire

Son air rajeunissant ses fruits ses gouts ses gens

Sont un tout sans pareil non comptable en argent

 

Aujourd’hui l’est encore bien que peu fréquentée               53        

Cette maison reste pour nous une maison hantée

Par les âmes de ceux qui nous donnèrent la vie

Pourquoi donc s’acharner a la vendre a tout prix

 

Yvonne et Anastase passèrent leur nuit de noce               54                    

Dunia et Nicolas y célébrèrent leurs noces

Les enfants des enfants et les fruits de ceux-ci

Mangèrent de sa terre et goutèrent ses fruits

 

Que de jeux que de danses que de tables garnies            55

Que de gens petits et grands que de très chers amis

Partagèrent nos moments et riaient avec nous

Y dormir une nuit apaise les courroux

 

Gardez la mes enfant elle est un sur refuge                      56        

Elle nous abrita tous dans les pires des déluges.

Quant la guerre éclairait le ciel derrière l’Hermon

Nous nous sentions sauf, sous le son du canon                                      

                                                             

Que te dire d’Yvonne toujours aussi présente                   57                  

Qui organise tout sans être trop présente

Qui distribue les taches sans engendrer les cris                                      

Des enfants autour d’elle qui en connaissent le pris

 

D’un changement d’humeur et tout ce qui en sui               58

J’en garde quelques traces et jusqu'à aujourd’hui

Le son de Nicolas émis par amitié                                                          

Ou bien crie si fort pour que je dise pitié.

 

Elle vient de Tripolis capitale du nord                               59                    

Son père était banquier qui perdit son trésor.                               

Mais tout n’est pas argent, et pour ses beaux yeux bleus

Papa trouva son sort et exhaussa ses vœux                                            

Nous restâmes toute sa vie entrain de l’imiter                   60

Que ce soit sa sagesse ou bien en sa bonté

Elle garda son sourire et sa splendide allure                                            

Et mourut en princesse soufrant mais sans murmures                             

 

Ses amies de Dar el Saadeh lui donnèrent                       61                    

Deux mois après sa mort l’occasion de lui faire

Une oraison funèbre. Mille personnes assistaient                                     

Les larmes venaient aux yeux lorsque je leur citais

 

Comment la vie lui fit des cadeaux par milliers                  62

Comment elle sut charmer aimer et oublier

Seule la mort de Samia pendant c’est incendie                

Mortifia tous ses sens. Resta toute sa vie                                               

                                                                                                           

Une mémoire brulante et un sujet tabou                           63

A ne jamais ouvrir lorsqu’on est entre nous

Autrement notre Yvonne ne serait pas Yvonne

Que son nom dans nos cœurs à tout jamais résonne.

 

Tous le monde est parent dans Tripolis ville                      64

Du moins chez les familles qui comptaient moins que mille

De l’église orthodoxe. Les Nofal les Nahas

Les Yenni les Ghrayyeb les khlat et les Chammas

 

Pour n’en nommer qu’un peu. Oh oui les Katseflisse         65                    

Etaient donnés très riches et même de père en fils                                  

Une de leur parents Karimeh Dame Sara                                                 

Cadra la vie d’Yvonne a Damas et sera

 

Avec elle très amies. Fit son apprentissage                      66

Dans les façons syriennes. Elle comprit le message

Et restèrent confidentes le reste de leurs vies

Leurs fils respectifs restent toujours amis

 

Sa mère Julia de la famille Habib                                     67                    

Lui conseilla de prendre ce prétendant toubib

Et sortir comme Youmna du cercle financier                                         

Ou faillites et pertes créaient des créanciers

 

Yvonne candidate que Tripolis vénère                               68

Pris très au sérieux l’opinion de sa mère

Elle trouva brillant ce nouveau candidat

Et pencha tout de suite de le suivre au pas

 

Leurs fiançailles furent courtes le monde étant en guerre   69

Trois visites suffirent pour ne faire marche arrière

Leurs noces chez Youmna le dix sept d’octobre                                      

Virent plus de soutanes que des costumes sobres

 

Un concile rassemblait les prélats orthodoxes                  70                    

A la ville de Beyrouth. Ils arrivèrent en force                                             

Alexandre en premier donna bénédiction                                                 

La mariée ne sort, c’est bien la tradition,

 

De sa maison qu’épouse. Ce qui se produisit                   71

Ils allèrent à Bloudane en voyage de noce

Tout suivait l’étiquette et tous avaient raison

Et ils furent reçus dans cette belle maison

 

Damas ouvrit ses bras à la belle mariée                           72

De chacun à chercher ne point la contrarier

Elle, la radiante jeunesse, très sure d’elle-même

Trôna sans hésiter et compris le système

 

Pris en charge son foyer, ordonna ses finances                73

Ouvrit la porte grande et fit sa révérence

Aux amis de mon père lui qui aimait le monde

Il s’émerveillait d’elle. Ne perdit une seconde

 

Pour lui montrer combien cette nouvelle vie                      74

Le charmait et bouclait tous ces longs becs de pies

Elle sut mettre une fin à tous ces courtisans

Qui dépensaient l’argent récolté ardemment

 

Limita l’influence de sa belle famille                                 75

De ces gens bloudannais de leurs frères de leurs filles

Qui tous avaient une part au continuel festin                                

Elle fermât les armoires soudain un beau matin

 

Les grognards durent comprendre et très vite sans doute   76

Que la barre tenue en force leurs laissaient que les soutes

Changement de tactiques ou bien longue patience

Réduit le gaspillage sans changer l’intendance    

 

La fille et petite fille de ces gens de la banque                  77

Savait gérer sans peine. Un autre atout sa langue

Adoucissait les mots avortait les conflits

Tout en ne délaissant les autres taches aussi                                         

 

Banque Habib recruta en Georges de Nahas                    78                    

Un agent sans reproches pour occuper le Ras                                         

De la petite pyramide de ses fonctionnaires                                 

Qu’il géra proprement en homme débonnaire

 

Et petit à petit avec le temps qui passe                            79

Banque Habib deviendra banque Habib et Nahas

Puis Nahas et Habib et Georges a la tête

Trouva le court chemin qui la prit a sa perte

 

Il garda toutefois caches sous la matrice                          80                    

Les gros lingots de jaune pour les jours propices                               

Elles le portèrent sans frais pendant toute la guerre

Il endotta aussi comme il fut très bon père

 

Chacune de ses filles le jour de ses noces                       81

Pour que leur mariage se déroule sans entorses

Le Mouffarege prit en plus de la belle Laure                                          

Des amphores remplies de ces beaux lingots d’or                                

 

Il garda sans nul doute et la part du lion                           82

Et il prit comme épouse la plus belle de Sion.

Anastase et Georges le Juge Chéhadé                                                

Grognèrent un court instant avant de s’évader.

 

Nasri s’en moquait fort, il avait d’autres chats                   83                  

Découvrir le mouvement qui ne s’arrête pas.                                            

Donnait sans fort souffrir des cornes a Odette                                           

Laissa de ses liaisons une fille chouette                                                 

 

Doué énormément et dans plusieurs domaines                 84

Rien n’arrêtait sa fugue étonnait les mécènes

Le premier au Liban a l’école mécanique

Reçu comme cadeau un moteur électrique

 

Il abhorre le simple et cherche ce qu’il aime

Il inventa, construit, résout tous les problèmes                  85                  

Dans les complications. On courait l’acquérir

Quand les machines bloques ne voulait plus partir                                               

 

Il est mort par bêtise d’un crime chirurgical                       86               

La vésicule biliaire lui fut chose fatale

Theodeau ligota l’artère hépatique                                                         

A la place par mégarde de l’artère cystique                                             

 

Trois orphelins une veuve portèrent noir son deuil              87

Sa femme cancéreuse le suivit au cercueil

Son ainée Andrea aussi perdit la vie                                                     

La cause du coup de balle ne fut jamais suivit

 

Liliane épousa Chafik Haydar pour toujours                      88                   

Aida femme de Georges de la famille Ghandour                                     

Georges aura comme prévu une brillante carrière                                  

Couvrant ainsi de joie la famille toute entière 

 

Fervent homme du Christ Docteur d’éducation                  89

Comme vice président il conduit la gestion

De l’université sur Balamande bâtie                                       

Doyen en même temps de la théologie                                               

 

Ses actes ses pensées ses justes décisions                   90

Le rendent indispensable comme un homme de vision

Il donne aux réunions qu’il préside la chaire

Missives devenus simples tellement elles sont claires

 

Camille prétendait moins, il adorait les courts       

De tennis, et préférait le luxe des alentours

Des cercles de jeux, des belles promenades

Des restaurants d’Ehden et ses belles cascades.                                   

 

Ses partis de tawleh avec le président                             92        

Me furent salutaires. Camille intervenant

Mis mon nom sur la liste des personnes acceptées                              

D’obtenir du Liban sa nationalité

 

Très proches ils étaient la benjamine et son frère              93

Leur tendresse jaillissait des beaux yeux de leur mère

Le restèrent toute leur vie la transmirent a leur proches

Il avait du gout, état beau et sans reproches

 

Il épousa Aimée et l’aima toute sa vie                              94                   

Elle la voix des anges elle est vraiment jolie

Nicolas son ainé fit carrière aux ciments                                                 

Jacques le cadet est un homme charment                                                

                                                                                                           

Youmna eut trois enfants ayant épousé Georges              95                   

Qui saignait de son nez lorsque son soutien gorge                                   

Dévoilait le samedi ses beautés bien caches                                           

Il devait nonobstant prendre la chevauchée

 

Voué a travailler la terre de son père                                96

Le curé de Kousba s’acharnait à faire taire

Les voix qui le poussaient a donner une chance

Au brillant petit Georges pour fuir la carence

 

Ne voulant rien entendre mais Georges plus astucieux      97

Avalait tout les livres qui tombaient sous ses yeux

Si bien qu’il réussit à l’ombre des oliviers

A obtenir le Droit et être des premiers

 

Il fit une carrière dans la magistrature                               98

Qu’il termina comme membre de la plus haute cour                     

Il fut pour sa droiture procureur général                

Quand tout Beyrouth choquée vous criait au scandale

 

C’est homme est archétype de la morale chrétienne         99

Il m’enseigna tout jeune les belles valeurs humaines

Chaque semaine j’arrivai samedi à midi   

Pour voir son élégance mangeant du refroidit                                           

 

Tout pour lui était ordre et organisation                             100

Il abhorrait le bruit poussait les séditions

De son grand. Pas du tout le portrait de son père.

Tellement Georges était bon et qu’il se laissait faire

 

Michel le phalangiste et grand admirateur                         101            

De Pierre Elgemayel et collaborateurs                                                         

Fit carrière peu brillante comme clerc subalterne                

Epousa une matrone au visage rendu terne                                         

 

Par l’effet de l’acné et autres affections                            102

N’attirait pour cela aucune des attentions.

Abouhalka prit Laure qui n’avait de sa tante                                        

Que le nom sans la forme. La vie peu fatigante                                        

 

Qu’elle passa avec lui se termina soudain                        103                   

Lorsque, cœur défaillant, il mourut sans un clin

Parmi les grandes richesses qu’il laissa âpres lui            

On trouva deux sandwiches. Vous savez ce qui sui

 

Gaby était mon frère que j’aimais comme moi-même        104              

Je l’aimais tendrement il me traitait de même

En lui est concentrée les belles qualités

Distribuant partout ses services ses bontés

 

Il ne manquait jamais le dimanche la messe                     105

Et même parfois aussi il allait à confesses

Des fesses il accepta ce que Mouna offrit                                            

Qui lui donna en plus leurs deux splendides fruits

 

Il débuta carrière chez les Abi Jaoudeh                            106              

Finit comme directeur générale puis était

A un autre grand poste, Félix liquidant                                                 

Patrimoine paternel, ne perdit un instant                                               

 

Un jour il senti fort la tête qui lui tourne                            107

L’IRM démontra une tumeur qui séjourne

Au lobe pariétal de son très saint cerveau

L’emmena en deux ans à Kousba le Tombeau                                        

 

Mouna vêtu de blanc avec sa fille Nadine                          108              

Epaulaient l’ainé Georges d’une manière anodine                                   

Jamais fut prononcés en termes aussi justes

L’oraison d’Elias devint comme les musts                                               

 

Ils pleurèrent nous pleurâmes et pleureront toujours          109

A la pensée qui viens ressusciter l’amour

Qui venait sans effort lorsqu’on pense a cet homme

Dieu merci il laissa pour nous son second tome

 

Moufarege était autre, lui donna six enfants                      110                  

Il en aurait fait plus s’il avait eu le temps                                                 

Mais mourut brusquement d’une crise cardiaque

Tout l’argent ne fit rien même sa Cadillac

 

Député du Koura y fit tellement de bien                            111

Que les gens d’aujourd’hui se prétendent des siens

Leurs routes et leurs écoles se souviennent de lui

Ainsi que Mont Michel car il y fit son nid

 

Il avait juste fait d’avant que de mourir                              112                  

Un job mal investi dont Laure allait souffrir

Un certain mec Willy de la continentale              

Lui usurpa un cheque d’une somme monumentale           

 

Il dut pour faire face à ce manque soudain                        113

De la liquidité vendre un beau terrain                                                       

Mais sa fortune était tellement bien dotée           

Soixante années passèrent sans l’avoir emportée

 

La mort emporta deux des six enfants de Laure                114

Leila mourut soudain victime de son corps                                             

Aux artères bouches par trop de nicotine

Lodi par contre mourut par excès de tartines                                           

 

Michel, il redressa le manque en personnel                      115                

En ayant trois beaux fils mais pas une donzelle

Zeina épousa Jacques à l’Alep si lointaine                                            

Mais visite sa mère presque chaque quinzaine                                        

                                                                                                           

Simone appelée d’après ce que l’on dise                          116               

D’une amie a papa apparemment exquise

Dirige dignement la maison de son père                                      

Est l’amie très intime de sa splendide mère        

                                                                                   

Il reste le benjamin de cette descendance                        117

Que je laisse pour la fin pour faire ma sentence

C’est bien Jacques qui vit une journée d’octobre                                  

La chute d’un objet allait régler son sort

 

Il demande à sa sœur de lui donner à boire                      118

Puis alla chercher l’eau mais sans apercevoir

L’imbécile sur le toit enlevant contrepoids                                          

Poses pour que la grue ne se renverse pas

 

Son dos fut fracture et la douzième dorsale                      119                    

Lésa le câble nerveux et ne fit que du mal

Lorsqu’il su la sentence de la paraplégie

Il affronta son mal avec toute l’énergie

 

D’un homme en ses vingtaines, en plus as de ski             120

Chasseur si assidu de ce qui vole et cris

A Bloudane Anastase fut de lui bien fâché                                               

Lorsque ses merles noirs eurent la tète tranchée

 

Il prit avec sagesse cette décision finale                           121

De faire de la France son autre pays natal                                            

Gravit les échelons de l’IBM de France                                             

Devint rapidement donneur de sentences

 

Commença la grand chasse foret de Rambouillet              122             

En domaine qu’il paya chaque année par milliers

C’était son violon d’Ingres et dans tout le quinzième                               

Chaque un des restaurants voulu qu’il fasse de même

 

Car il vendait cher le gibier de la chasse                           123

Aux chefs culinaires qui recherchaient la classe

Que ces animaux morts des balles biens visées

Plaisait beaucoup à cette clientèle avisée

 

Il apprit sans tarder que dans toute sa famille                  124

Il est le seul a faire engraisser toutes les billes

Pas un seul ne pourra prétendre dans le futur

A avoir échappé bien que ce fut très dur

 

A cet homme qui donnait chaque instant de lui-même       125

Pour redorer blasons et écrémer la crème

De ce grand patrimoine que laissa grand Michel

La maison Bechemezzine devient presque un hôtel                                 

 

Chaque fois qu’aux villages en cent lieux tout au tour        126

On sache que Jacques est la, on vient lui faire la coure

Pris en charge ses neveux qui devinrent ingénieurs                                  

Les traita plus qu’un père en regardant ailleurs

 

Dieu su le combler et combler sa chère mère                   127

Car tout autre que lui serai jeté par terre

Il m’aima comme je l’aime il aime les descendants

De sa chère tante Yvonne qu’il pleura ardemment

 

Retournons à présent à la famille Chahine                        128

Par-devant mes yeux leurs profils se dessinent

Parlons-en si possible sans oublier personne

Pour qu’a nos descendants leur mémoire raisonne.

                                                                                                                                            

Rose l’économiste qui fut grand majordome                      129                 

Que l’astuce consistait à n’être qu’économe

Qui nous bourra pendant les trois mois de vacances

Des produits de la terre de courgettes sans semence                              

 

Celles-ci peuvent être fraîches ou farcies ou bien frittes     130

Ou hachées ou aux œufs ou bien a la marmite

Nous-mêmes devînmes courgettes avec le temps qui passe

Rien que des courgettes que des courgettes remplacent

 

Du Bachour le Toufic ce grand chef militaire                     131                  

Qui remporta jadis une bataille sanguinaire

Rose était seulement la fille de Nicolas

Qu’il traita gentiment lorsqu’il n’était pas la

 

Il attaqua de nuit le kibboutz sioniste                               132                  

De Meshmar Hayerden camouflant toutes les pistes

Ses soldats couvrirent de matelas tous les fils

De barbelés. les enjambèrent en une seule file .

 

Les troupeaux de moutons avaient un peux avant              133                    

Piétine champs de mines. Oh Dieux que c’est savant

Fawzi el kawoukgi lui déroba sa gloire                                                  

Prétendant de sa tète jaillissait ce savoir.

 

A leurs noces on me voit en pantalons courts                   134                 

Les nombreux invites remplissaient toute la cour

De la maison Chahine dedans la vielle ville                                          

Et on comptait déjà leur descendance par mille

 

Ce ne fut pas ainsi mais Dieu intervenant                         135

Féconda de justesse et combien surprenant

Un des derniers ovules ou peut être la dernière.

Naquit alors Hanna qui fit comme carrière                                             

 

Le métier d’Hippocrate en spécialiste de peau                  136                 

Ecxerssa a Tartous mais succomba trop tôt                                            

Je me rappelle combien fut notre jouissance

Quand les lapins Nachman rendirent leur sentence                                

                                                                                                          

Safita nous donna en plus du Bachour                             137                    

Un autre spécimen dans le docteur Jabbour                                            

Il épousa Claudie s’occupa de Suzanne

Quatre charmantes filles pour récolter la manne                                     

 

Furent les fruits bien juteux de leur union sacrée.              138             

Elles attendirent longtemps pour voir l’hyménée

Puis soudain toutes les quartes en l’espace d’un mois

Jurèrent devant l’hôtel leurs serments d’une seule voix

 

Karim prit Joumana et Mouhanad Malda                           130              

Nadine choisit Hayssame et Habib la Maya                                          

Mixage pittoresque mais pas du tout classique                                     

Il porte toutefois le sceaux œcuménique                                              

                                                                                                        

Le Christ et son pape s’entourent du Prophète                  140                

Et son cousin Ali, pour compléter la fête.                                       

Puis arrive en dernier le pauvre Orthodoxe                                            

Nous criâmes alors mon Dieux quel paradoxe.

 

Tante Aghnie était tendre parfois mélancolique                 141               

Cuisinait à merveille le récent et l’antique

Sous un sourire si beau son âme n’est que chagrin

Cachait mal toutefois l’angoisse qui l’étreint

 

Qui dit angoisse dit Jean, époux pandoncrator                  142                  

A sa voix nous mutâmes tellement il est ténor

Je revois comme un rêve sa main munie d’un pain

De mjaddara remplie avalée tout d’un train

 

Sa main était énorme autant que son orgueil                    143

Il est le centre de tout et sur tout à son œil

Surtout aux femmes des autre on nous dit sans malice                

Il séjournait souvent entre leurs grosses cuisses

 

La prima courtisane la madone Salwa                           144                

Lui porta des œillets et une caisse de halwa

Le jour de son départ en voyage de noces

Pour Aghnie à son bras ce fut vraiment atroce

 

Elle porta toute sa vie une plaie toute cuisante                 145

Elle ne souffrit pas seul brisant en débutante

Le reste de sa famille sans que Hanna grand bek

Se souciant de lui seul n’ouvrit jamais le bec

 

Sauf une fois à Yvonne il pleurnicha bien fort                    146      

Qu’Aghnie durant leur Acte lui parlait des amphores

Qu’elle emporta jadis de son voyage en Grèce

Oubliant qu’il suait entre ses belles fesses

 

Enfin pour être juste Hanna était grand homme                 147

Remplissait ses fonctions écrivit maintes tomes

M’appris de ses richesses que seul lui connaissait

Généreux  magnanime du berceau au fossé 

 

Anastase et Hanna étaient de bons copains                     148

L’un complétait l’autre, aussi étaient cousins

Ce duo travaillait d’une vision commune

A parer les dangers qui hantaient leur commune

 

L’église d’Antioche passait par une crise                          149

Le Patriarche malade permettait la main mise                 

Des membres communistes et leurs sympathisants                                

Sur les affaires internes étant sans défendant

 

Les cousins réussirent à gagner leurs deux places           150

Aux élections requises dans toutes les paroisses

Et furent membre dans la Commission de l’église

Et arrêtairent ainsi une grande bêtise

 

Hanna bek le seigneur était impressionnant                      151

Fut-ce comme magistrat ou secrétaire d’état

Il délivrait promesses résolvait des problèmes

Rares sont qui prétendent avoir agit de même  

 

Que Dieu ai son âme ainsi que son épouse                      152

Et mon cher Abdallah le premier de leurs pousses.                                

Lui aussi fut grand âme mais mon Dieu quelle bêtise

Laissa croître son cancer mais sans qu’il me le dise

 

Que te dire encore de Nabil et de Hunde                          153           

Les deux autres enfants sur notre table ronde                                         

Le premier s’esquiva vers la France maternelle

Et y fit une carrière aux affaires culturelles

 

Il épousa Michelle la fille de l’Alsace                                154            

Beaucoup de circonstances lui ravirent la place

Qu’il avait patiemment dedans son cœur rempli

Leur divorce deviendra comme un fait accompli.

 

Caroline ni Sophie ni même Jean Nicolas                         155           

N’arrivèrent à freiner le malheureux trépas                                          

De cette union divine ni même la tumeur                                           

Qui remplis le cerveau de Michelle ni sa mort

 

L’argent qu’elle leur laissa tomba au bon moment             156

Permis à ses enfants d’oublier leur tourment

Tranquillisa Nabil qui traversait l’impasse

De l’argent investi qui ne laissa de trace                                                  

 

Hunde pour sa part navigua mer tranquille                        157                  

Epousa en Amine un être fort Gentile                                                 

Trouva mieux pour ses dons l’atmosphère canadienne

Même si le Banna pouvait lui faire une scène

 

Les qualités de maitre acquis du paternel                         158

Lui permirent désormais de ne penser qu’a elle

Sans travail son mari était vraiment morose

Et son foi en souffrit et forma une cirrhose

 

Celle si transformée en hépatome malin                           159

Tua en quatre années ce pauvre damasquin

Hunde porta son deuil en femme responsable

Et parti au Brésil en être inconsolable                                                

 

Ses deux filles lui donnèrent de beaux petits enfants         160              

Et remplirent sa vie dans tous ses beaux instants                                 

Le pinceau rempli d’autres et tous les murs aussi                                    

Portent de l’art Hundique ce qui est réussi  

 

Que veux-tu et de quoi faut-il que je raconte                     161

Mes souvenirs se poussent mon enthousiasme monte

Milles pensées milles images dans ma tête se côtoient

Je veux tout te décrire et te dire a la fois.

 

Tout cela et milles choses, résultats naturels                   162

De ton si bref passage, expériences mutuelles,

Amour de son prochain, héritage commun.

Qui dit les chromosomes, qui dit tous ces lointains

 

Qui viennent nous unir d’un beau lien sans pareil              163

Qu’une soixantaine d’année d’un si profond sommeil

Ne put en entamer ni vigueur ni prestance                                                                                                                              

Lui laissant a jamais perpétuelle présence  

 

J’ai oublie plusieurs je suis maintenant sure                     164

Mais je me suis laissé vaguer à grande allure

Sur les thèmes que tu fis en nos âmes resurgir

Que je ne cesse de lire et encore de relire

 

L’histoire de cette famille inscrite dans nos cœurs           165

Que manquait quelques points sur ton frère sur ta sœur

Sur ta part de famille sur des choses non connus

Que ta seule mémoire portait le contenu

 

Tu fis naturellement connaissance des nouveaux              166

Eléments qui naquirent et de nos jouvenceaux

Que se soit par surcroît ou parfois par alliance

Consolider les liens nécessite leurs présences

 

Tu rencontras Dounia Lara Zeina Karim                            167              

Tu rencontras Kamil Norma et leur Salim                                                

May qui était bien loin ainsi qu’Abdel Karim                                         

Qui porte des Rostom ce prénom si intime                                           

                                                                                                      

Des amis d’Anastase ce Cheikh était Spécial                   168                

Elégant et farouche généreux et jovial                                                   

Présidant sa famille dans son fief de Hama                                           

Ne laissait une épouse sans qu’il ne l’entama                                         

                                                                                                         

Généreux avec grâce dernier des grands seigneurs           169

Que la mode changeante les poussait aux malheurs

Il vint jusqu'à Damas en neuf cent quarante sept                          

Voir le Murched pendu tarbouche sur la tête                                         

 

Akram et son savoir en mécanique de terre                      170

Pour le Rial Saoudite il quitta toutes ses terres

De Hama et du Ghab laissant ses caisses remplies                                

Dans les mains de maman madame Eva Shoughri                                 

 

Celle si avait l’astuce de ne point faire sortir                     171

De l’argent qui rentrait que ce que on lui tire

Besogne difficile on se dit parmi nous

Jamais a mémoire d’homme on ne vis un seul sou

 

Diabétique de surcroit et fort hypertendue                         172

Désagréable de grés la langue bien fendue

Elle représente pour May au demeurant grand Dame

Le Satan en personne pestiférant les âmes

 

Mais elle garde comme elle sait les apparences sauves    173

Quitte a trouver l’astuce pour d’elle qu’elle se sauve

Un jour au Canada des autres a Damas

A Djeddah ou bien Nice et même aux Bahamas

 

Durant tous ces voyages accompagnes du monde            174

D’expatries syriens en fuite de leur monde

Akram toujours muni de son Chivas Régal                                           

Déroute la grenouille en plus du code pénal                                        

 

Qui dit en saoudien que pour vider un verre                       175

Tu seras châtié de nonante coups de fer

Ils s’en foutte les syrien du royaume wahhabite                                    

Et aux moutwiines ils ne montrent que leur bite                                 

 

Son défunt père Hikmat l’héritier du grand Cheikh             176              

Agrandit ses domaines irrita d’autres cheikhs

Son compte fut réglé lorsqu’il poussa trop loin

Son corps plein de balles jeté sur le chemin

 

Akram porta ce nom. Et vint à la hauteur                          177

De son père et grand père tous les deux grands seigneurs

Se compare aisément aux largesses du cheikh

Il mène la grande vie sans ce titre de cheikh

 

Son ardeur au travail ses méthodes modernes                  178

Poussent ses compétiteurs à des rangs subalternes

Rotatoires perforeuses laboratoires physiques                                    

Partout en Arabie vous flattent ses techniques

 

Sa jolie fille Rouba épouse Hani Massoud                        179                  

Eurent une fille : Tala et un autre mouloud                                              

On l’appela Rami par défaut de Raymond                                           

Du défunt grand papa qui ne sonne pas bon                                    

 

Tu manquas toutefois et Hikmat et Alia                            180                 

Les autres benjamins que May nous enfanta.                                         

Tous les deux on déjà former leur propre famille

La seconde accoucha Paul. le premier une fille.

 

Camille mon cher frère commença ses études                  181              

A l’école de génie mais la trouva trop rude

L’architecture lui plu il passa aux Beaux Arts                                          

Pour avoir son diplôme l’AUB fut son Dar                                            

                                                                                                      

Il épousa Norma la fille de Rodolphe                                182              

Du clan de Beite Khlat qui ne jouent pas au golfe                                

Ni d’ailleurs il est clair à aucuns autres jeux

Les bucheurs les sérieux on les trouvent parmi eux

 

Norma est benjamine attachée à son père                        183

Il était lui aussi de sa Norma très fier

Il bénit leur union en toute bienveillance

Et ouvrit a ce couple les portes de la chance

 

Apres un bref détour dans « les pays arabes »                 184

Ils rentrèrent au Liban ne parlant que l’arabe

Très vite l’atmosphère aidant le jeune couple

Adoptèrent le français qu’ils trouvèrent plus souple

 

C’est en quatre-vingt huit et essais négatifs                      185

Qu’ils décidèrent de prendre un enfant adoptif

Leur chance leur sourit la guerre venait de clore

Ils emmenèrent Salim en lui ouvrant le door                                          

 

Salim fit leur bonheur et grandi en bel homme                   186

A qui le confond bien sans pour cela qu’on nomme

Lequel des ces acteurs du cinéma mondial

Est-il le vrai sosie on avait trop de mal

 

Il choisit par malheur le camp déficitaire                           187

Des quatorze marsistes dont il en reste fier                                      

Un peu de cette sagesse dont l’âge vous couronne

Et finit quatorze mars. Que d’autres cloches sonnent

 

Camille cet architecte aux talents demandées                  188                

A beaucoup de syriens il fut recommandé

Ses constructions sont la ou l’art et la science

Vous attrapent les yeux par leur belle cadence

 

Norma fut une belle et durable addition                             189

A notre grande famille. Brisa la tradition

En ouvrant du commerce, deux Massifs en même temps                        

Qui lui firent rentrer énormément d’argent

 

Cette histoire commença par grand père Nicolas              190

Je vais vous raconter cet autre Nicolas                                              

Il est ne a Damas le dernier jour d’Aout

Déjà il était gros ce qui fut un atout

 

Cette deuxième guerre prenait donc son tournant              191

Le gain de l’Allemagne n’était plus évident                                            

Les parents cherchaient fort pour nourrir leurs familles

les enfants mal nourris les personnes en béquilles

 

Furent monnaie courante. Yvonne toute souriante             192

Trouva mes cinq kilos d’une âme bienveillante

Elle faisait de moi devant sa belle famille

Le meilleur des garçons l’autre ayant une fille                                    

 

Compétition narquoise resta toute la vie                          193

De Suzanne et d’Yvonne avec ce qui en sui.

Ses études semblables a tous les autres élèves

Prirent des hauts prirent des bas sans jamais qu’on en crève

 

Ce qui était spécial dans cet enfant fripon                        194

Fut sans doute la force de l’imagination

Tout chez lui était risque bordant la catastrophe                              

De la chute d’étages aux jeux en apostrophe                                      

 

Aux membres brisés ou au frère qu’on fusille                    195                

Aux mauvais jeux de mains aux rires de la famille

Devant la vraie impasse ses parents décidèrent

De le mettre pour de bon à l’école pensionnaire                                   

 

Cette décision pour lui sera miraculeuse                          196

Bien qu’elle comporta quelques périodes creuses

Elle en fit du fiston un homme sur de lui

Qui deviendra Docteur comme il avait promis                                     

 

Il épousa Dunia la fille des Farah                                     197

Et passa avec elle une vie de marah

Ils eurent trois enfants Lara madame Rezko                                          

Le médecin Karim et Zenia Jirbako                                              

                                                                                                      

Dounia aux yeux d’émeraude bascula tous ses murs          198

Qu’il bâti pour stopper les essaies de capture

Que les filles prétendant à attraper son cœur

L’assaillaient constamment pour qu’il devienne leur

 

Assi sur le balcon du gite paternel                                   199

Elie Kardous m’attrape le cœur tourne vers elle                              

Demande de l’argent me die-il tout de Gaud

Avant que l’hyménée ne surcharge ton fardeau

 

Non lui dis-je soudain mes pensées réveillés                    200

Seulement ses beaux yeux qui m’ont émerveillé

De l’argent nous feront Dieu nous viendra en aide

Ils diront que Nicolas et un homme self made

 

Le temps démontrera la justesse de mes vue                   201

Le travail acharne et tous ces livres lus

Nous permirent de passer une vie convenable

Et eûmes en récompense l’héritage équitable

 

Des frères de Laurence et même de sa sœur                   202             

Qui restèrent sans enfants et nous firent des leurs                              

L’argent distribue en des parts bien égales                                         

Rendit Dounia très riche en des termes banals                                       

 

La fille d’Ibrahim et de Laurence Masri                             203               

Des Farah elle avait ce qui était sans prix

L’esprit mathématique et ce regard hautin

Née le premier jour de l’an cinquante et un

 

Elle prix des Masri cette beauté durable                           204

Qu’elle garde maintenant et dont je suis affable

Je l’ai vu un beau soir a l’hôtel de Bloudane

Dansant un air Tango sur la piste platane

 

J’ai tapé gentiment sur l’épaule du jeune homme              205                  

« Excuse me danse » je dis, restes si tu es homme

Ce cavalier plus jeune s’esquiva sans mot dire

Les forces inégales affirmèrent leur empire

 

Les choses après ce soir prirent un trajet rapide               206

Le jour de mon diplôme elle me servit de guide                                   

Anastase la voyant ainsi que toutes mes tantes

En tombèrent amoureux. Ils dirent a quoi l’attente

 

Epouses la mon fils je vois dans ses beaux yeux              207

Un signe positif qui nous tombe des cieux

Ce fut fait le trente aout mille neuf cent soixante dix

Quarante ans très bientôt de vie aux paradis

 

Les noces a Bloudane rassemblèrent ceux qu’on aime      208                 

Tous y mirent la main de cœur sans stratagème

Dépensant peu d’argent mais beaucoup de leur gout

En firent un mariage digne du Manitou

 

Courson nous conseilla pour le voyage de noce                209                  

Les plages helléniques et l’ile de Mykonos                                         

Ce bon prof de calcul un gendre de la Grèce

Comprit qu’en orthodoxe j’y trouverai bonne messe

                                                                                                         

Puis commença la lutte pour gagner notre vie                   210

Pour éduquer enfants blanches furent nos nuits

A mes cotés Dounia dépensa sans relâche

De son cœur de son corps pour bien remplir sa tache

                                                                                                       

Même maintenant la responsabilité                                  211

Reste pour sa famille sa meilleure qualité

Et cinq petits enfant nous avons aujourd’hui

David Maria Mariella Georges Julie                                                      

                                                                                                       

Mou ahab mnel ibn illa ibnel ibin                                      212               

Fut notre découverte et nous chantâmes Amin                                     

Karim enfin rentré de ses longues études                                            

Se mariera un jour mais ce sera bien rude                                           

 

J’ai choisi le travail avec les militaires                              213          

Plein temps a Moassate n’était pas mon affaire                                  

Je remis de la vie dans leur département                                            

Amygdales et cloisons, définitivement

 

Passèrent au second rang, et on vit désormais                 214             

Les méthodes nouvelles, remplacer a jamais,

Ce que firent Ayoubi, son ami Mouhanna                                            

Et Affane, qui me dirent inchallah tethanna                                           

                                                                                                      

Ils ne voulaient pas mieux pour s’esquiver très tôt,            215      

Débarras de travail par ce bel louveteau

Ils me laissaient mains libres mais riaient tous de bas                         

De faire en moi la tète, aux gens d’un peu plus bas.                            

 

Compétition bien rude régnait bien âprement.                   216            

Les militaires manquaient de meilleur armement.

Avec moi agressif et très peu politique,

Devinrent compétitif et perdirent l’angélique                                              

 

Visage qu’ils affichaient par défaut de substance              217

Lorsque leurs voix restaient muettes en conférence

Leur directeur en chef le général Azmeh                                               

Se levait à moi seul afin de me charmer

 

Il m’envoya plus tard à l’hôpital Techrine                           218                  

Pour que dorénavant seule la science domine

Je lui su grés et pu, comme il le désirait

Organiser des cours et faire des congres

 

De ceux la je pus en l’espace de dix ans                           219                 

Mettre sur pied plusieurs sans manque de prétendants

La France et l’Allemagne, même les soviétiques                                      

Les bulgares les anglais nous prêchaient leurs techniques

 

Avec sur notre barre le docteur Zougheiby                        220                      

Tichrine devint le phare de laryngologie.

L’otologie autant que la rhinologie

Bénéficiaires de même aux dépends de l’autrui                                   

 

General Moustapha de la famille Tlass                             221                  

Pour ma retraite opta comme je laissais ma place

A ces générations formées sous mon égide                                         

De décorer mes faits d’une médaille splendide

 

Ce fut fait en décembre en l’année deux mille deux           222                                                                      

Avec Elie Farah et l’autre valeureux                                                        

Docteur Issam Chabane. L’un pour l’œil l’autre des dents                         

Spécialistes civils qui servirent consciemment

 

La France trouva aussi par la bonne entremise                 223

De l’ami Laradji, qu’à mon être fut remise                                               

La médaille d’officier des palmes académiques

Qui fit mon grand bonheur, surtout par sa rubrique                                                                                                                                               

Merci donc Cher Elie et aimable cousin                           224

Que le bon Dieu te garde avec tous ses Bons Saints

Voici donc terminée l’histoire de la famille

Elle serait banale si tout le monde brille

 

Tu trouveras bien plus pour éteindre ta soif                       225

Dans les pages décrivant les chapeaux dont se coiffe

Chaque un et chaque fait et même tous les lieux

Mentionnés en texte. Qui peut te dire mieux ?

 

 

 

Last Updated on Thursday, 12 December 2013 16:11
 

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