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Esmi Ezzedine : 2 analyses 1) Ghada Gasser 2) Marguerite Gavilletmatar - extraits du livre PDF Print E-mail
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Written by Ghada Gasser   
Sunday, 31 January 2016 16:16
 http://www.mc-doualiya.com/programs/hot-coffe-mcd/20160207-%D8%A3%D9%85%D9%8A%D9%86-%D8%A7%D9%84%D8%B5%D8%A7%D9%84%D8%AD-%D9%85%D8%B3%D9%8A%D9%88-%D9%83%D8%A7-%D8%B9%D9%85%D9%84-%D9%85%D8%B3%D8%B1%D8%AD%D9%8A

 

اسمي عز الدين مسرحية في عدة مشاهد تأليف أمين الصالح٠ الحياة تتكرر بالرغم من اختلاف الزمان و المكان٠ مشاهد التعذيب بالغة التنوّع والهدف واحد انتزاع الحقيقة كما يريدها المحتل٠ تختلف القيم الإنسانية مع إختلاف العصور لكن العلاقة بين الأب ، الأم والإبن واحدة: محاولة حماية الجيل الجديد ضدّ الشرّ المحيق به بأيّ ثمن٠مغزى القصة:الجانب المتشائم١ـ الضعيف فاكهة عفنة ٢ـ تنتهي المعاناة بالإستسلام ٣ـ لا شيئ يتغير مع مرور الزمن٠الجانب المتفائل ١ـ المعني الرئيسي بأحداث القصة يحبّ إمرأةً تحمل طفله، يقاوم ألم التعذيب من أجل لقاء طفله ٢ـ في مشهدٍ آخر يكبر الطفل و يأتي إليها مودٍعاً، تجيبه بأنه أخطأ بانتقاء وقت رحيله قبيل الإفراج عن أبيه الذي طالما انتظر لحظة اللقاء و أترك للقارئ استكمال القصة ٣ـ مشهد يحاول من خلاله المؤلٍف زعزعة يقين الجمهور خاتمة هذه المسرحية من جملة ما كتبه أمين الصالح في مسرح العبث تسعى إلى الإجابة على عدّة أسئلة أحدها : من نحن؟ ثانيها لمن هذه الأرض ؟ يخرج الأب من السجن ويطلب منه بناء الوطن الجديد تحت طائلة العقاب٠ و على القارئ أم المشاهد أم المخرج أن يعكس ما يدور اليوم من قصصٍ مماثلة لانهاية لها٠ أرجو أن تترجم هذه المسرحية لتطال أكبر عددٍ من الجمهور غادة جاسر

Pièce du A. ElSaleh
Mon nom est Ezzedine
Théâtre en plusieurs tableaux.
Une pièce où l’on voit que la vie se répète indéfiniment, à travers le temps, malgré le changement de l’époque, du cadre ou des personnages.
Les moyens de tortures explosent d’ingéniosité, mais le but est toujours le même : essayer d’extorquer une vérité ou des vérités que l’occupant veut à tout prix, voir se réaliser.
Les valeurs humaines changent avec le changement d’époque, mais une relation entre père, mère et enfant, est toujours la même : essayer de tout faire pour protéger la nouvelle génération du mal qu’on peut lui faire.
Sagesse de l’histoire : Côté pessimiste
- Le faible est un fruit pourri. 
- La souffrance finit par la reddition.
- Rien n’a changé au fil du temps.                                                                   
Côté optimiste:
- Un protagoniste amoureux d’une femme, enceinte de son fils. Il résiste au suicide dans le seul but de voir son fils.
- Une autre scène où l’on voit le fils grandir devant sa mère, lui disant « Adieu ». Elle lui raconte qu’il avait mal choisi son moment pour partir, puisque son père va sortir de prison et viendra le voir.
- Un dialogue avec l’auteur qui cherche à ébranler les sentiments du public.
Conclusion:
Cette pièce appartenant au théâtre de l'absurde entre autres pièces écrites par Amin Elsaleh essaie de répondre à plusieurs questions telles que : , on cherche «  qui nous sommes », à qui "appartient cette terre"? . Bref, - Le père sort de prison et on lui demande de participer à la réalisation du nouvel état, devenu, aussi pourri que le précédent. Malgré son refus, on l’y oblige, sinon, c’est la mort.  Reste au lecteur, au metteur en scène et au spectateur de faire une projection sur ce qui se passe aujourd'hui.
J'espère que cette pièce sera traduite pour qu'elle touche le maximum de public, car elle restera toujours d'actualité.

Ghada Gasser
 

  Ismî Izzaddîn (Je m’appelle Izzaddîn)

Pièce en plusieurs tableaux du Dr Amîn Al-Sâleh

Editeur : Manshûrât wizârat al-thaqâfah (= Publications du ministère de la culture), Damas, 1994

 

Cette pièce est composée de 32 tableaux de longueurs variables (de quelques lignes à plusieurs pages). Aucune indication n’est donnée sur les noms et le nombre de personnages, ni sur les lieux. Les répliques sont introduites par de simples traits, de sorte qu’on ne sait pas qui parle. La trame est volontairement déstructurée, les tableaux n’étant pas toujours présentés dans l’ordre chronologique.

 

Il s’agit donc d’une pièce complexe. Voici ce que j’en ai compris, sous toute réserve:

 

Le champ est politique et existentiel. Secondairement il est aussi auto interrogatif sur l’art théâtral et sur la pièce elle-même.

 

Politique puisqu’il s’agit de la confrontation entre des personnes appartenant à deux peuples qui revendiquent une même terre, l’un cherchant à exterminer l’autre et bombardant ses lieux d’exil. De cet autre peuple surgissent des combattants luttant pour sa cause et son droit au retour. Ils organisent, génération après génération, des opérations (prise d’otages dans une école, puis, vingt ans après, attentat suicide), qui se soldent par des échecs, des arrestations, la torture. En prison, les prisonniers sont poussés à se suicider, vu que la peine de mort est interdite. Il est aussi question de luttes fratricides et de liquidation entre ces combattants devenus dirigeants d’un nouvel Etat. Bien que ni le peuple opprimé ni son ennemi ne soient explicitement nommés, beaucoup d’indices pointent vers le contexte israélo-palestinien puis les luttes intestines inter palestiniennes, sans enlever au texte une portée universelle.

 

La réflexion existentielle porte sur le caractère éphémère du bonheur, la solitude, l’attachement à la terre,  la possibilité de la capitulation et de l’exil.

 

Quelques tableaux mettent en scène l’auteur de la pièce qui commente la pièce (dernier tableau), ou se pose des questions sur la pertinence de certaines scènes, la réception de ses pièces par le public et son devoir en tant qu’écrivain qui est de « secouer leurs sentiments ».

 

Le lecteur est donc amené à  reconstruire lui-même, par recoupements, le fil conducteur des principaux événements de la pièce. [1]

 

La pièce est sombre, tant par son contenu (violence, torture, échecs, liquidations) que par sa forme volontairement obscure. Sur le plan politique, la voix de ceux qui refusent de répondre à la violence par la violence n’est pas écoutée, de sorte que le malheur se perpétue, et que l’unité contre l’ennemi principal ne peut être réalisée. Les femmes se trouvent privées de leur mari ou de leur fils. Sur le plan existentiel, cette vie ne laisse que peu de place au bonheur. Quand à l’écrivain, il doute ou est confronté à la difficulté de convaincre le public.

 

Intéressante est l’utilisation du nom Izzaddîn, qui représente plusieurs personnages combattants pour la cause, et l’auteur de la pièce lui-même, car il combat au moyen de l’écriture. Tous sont tués, l’auteur en dernier, ce qui donne une conclusion particulièrement pessimiste.

 

Ainsi, à 20 ans d’intervalle, ce sont les mêmes événements qui se reproduisent, avec des motifs récurrents (l’utilisation d’un canot par les « terroristes » etc.)  qu’il serait trop long d’énumérer ici. Mais en 20 ans, on voit aussi que les méthodes – des combattants mais aussi des ennemis -  changent quelque peu. Cette idée que tout recommence dans un cycle infernal de malheur et de violence est confirmée par le fait que les tableaux qui, chronologiquement, relèvent de la fin (liquidation des « traîtres »), sont placés au début. L’habileté de ce procédé mérite d’être relevée.

 

 

La compréhension de cette pièce est ardue, et nécessite plusieurs lectures, mais on retire le plaisir du décryptage et de la réflexion. La langue utilisée, très classique, parfois trop à mon goût, la rareté des jeux scéniques, l’absence de décor et d’accessoires contribuent à l’aspect statique de la pièce. Tout cela est assurément voulu par l’auteur qui tend au dépouillement.

 

L’auteur fait bien passer son message pessimiste.  L’agencement des tableaux et l’inclusion du personnage de l’auteur dans la pièce sont intéressantes. La question qui se pose si l’on envisage une traduction : veut-on contribuer à renforcer le cliché d’un monde arabe où tout est violence et dissensions internes ? Cette question est générale et ne concerne pas que cette pièce. J’y reviendrai donc dans ma conclusion sur l’ensemble des 5 pièces proposées.

 

       

اسمي عز الدين

مسرحية بعدة مشاهد/ الدكتور محمد امين الصالح

الناشر: منشورات وزارة الثقافة ـ دمشق 1994

هذه المسرحية مكونة من 32 مشهدا بأطوال مختلفة (تتراوح بين بضعة اسطر الى عدة صفحات). ليس هنالك اية توضيحات عن أسماء وعدد الشخصيات ولا الاماكن. الحوارات مؤشرة فقط بعلامة الشَرطة، بحيث اننا لا نعرف من هو المتكلم. الحبكة غير منتظمة قصدا، والمشاهد ليستدائما  بترتيب زمني.

 

فلذلك انها مسرحية معقدة. وما يلي هو ما تمكنت من فهمه منها.

 

مجالها سياسي ووجودي. وتطرح ثانويا تساؤلات حول فن المسرح و المسرحية ذاتها.

جانبها السياسي يعرض المواجهة بين اشخاص ينتمون الى شعبين يطالبان بنفس الارض. احدهما يحاول ابادة الآخر ويقصف أماكن لجوءه. ومن هذا الشعب يبرز مناضلون ، جيل بعد جيل، من اجل الدفاع عن قضيته وحقه  في العودة. يقومون بعمليات (خطف رهائن في مدرسة ثم 20 سنة بعد ذلك عملية انتحارية) تنتهي بالفشل والاعتقال والتعذيب و محاولة دفع السجناء إلى الانتحار في السجن فإعدامهم ممنوع. هنالك ايضا الصراع بين الاخوة والتصفيات بين المناضلين الذين اصبحوا زعماء لدولة جديدة. رغم ان لا الشعب المعذب ولا عدوه تم تسميتهما إلا أن هنالك إشارات عديدة يمكن ان توحي بالوضع الاسرائيلي الفلسطيني، ومن ثم الصراع الداخلي بين الفلسطينيين، ولكن يمكننا أيضا  فهم المسرحية خارج هذا النطاق وإعطائه معنى كوني.

الجانب الوجودي يتعلق بموقوتية  السعادة ، والشعور بالوحدة ، والارتباط بالأرض، واحتمال الاستسلام  والمنفى.

بعض المشاهد تضع على الخشبة مؤلف المسرحية الذي في المشهد الاخير يعلق على المسرحية، وفي مشاهد أخرى يطرح اسئلة عن صلاحية بعض المشاهد، و عن استقبال النص من قبل الجمهور، وعن واجبه ككاتب و هو "هز مشاعر" الناس.

 

القارئ مطالب ان يعيد بنفسه تركيب الخط الرئيسي[2] للمسرحية، عبر إعادة ترتيب المشاهد ومقارنة مضمونها. [3]

 

المسرحية سوداوية، من ناحية المضمون (عنف، تعذيب، فشل ، تصفيات)، كذلك من ناحية الشكل قصدا غامضة ومعقدة.

من الناحية السياسية، ان صوت الذين يرفضون الرد على العنف بالعنف غير مسموع، بحيث تستمر المصيبة، والاتحاد ضد العدو الرئيسي لا يمكن تحقيقه. والنساء محرومات من ازواجهن ومن ابنائهن.

 

من الناحية الوجودية، ان هذه الحياة لا تمنح غير حيزا محدودا من السعادة. اما الكاتب فانه في شك ويواجه صعوبة إقناع الجمهور.

 

استخدام اسم "عز الدين" في المسرحية مثير للاهتمام، فيمثل هذا الإسم عدة شخصيات من المناضلين من اجل القضية، ومن ضمنهم مؤلف المسرحية نفسه لأنه يكافح بواسطة الكتابة. الجميع قد تم قتلهم والمؤلف اخيرهم، وهذا يعطي خاتمة متشائمة الى حد كبير.

 

هكذا، مع عشرين عاما من الفارق، نفس الاحداث قد تتكرر، مع نفس الموتيفات مثل استعمال القارب من قبل "الارهابيين". ولكن خلال 20 عاما، نشاهد ايضا ان اساليب المقاتلين وكذلك الاعداء تتغير بعض الشيء. الفكرة، ان كل شيء يبدأ من جديد ضمن دائرة جهنمية من المصائب والعنف، يتم تأكيدها من خلال تقديم مشاهد مثل تصفية " الخونة" في بداية المسرحية رغم انها زمنيا تنتمي  للنهاية . وهذا تم عمله بمهارة تستحق الانتباه.

 

ان قراءة هذه المسرحية صعبة، فتتطلب إلى عدة قراءات لفهمها لكنها تمنحنا متعة حل المعادلة والتفكير. اللغة فصيحة جدا (وأحيانا أكثر من اللازم في ذوقي). كذلك ان قلة الحركات المسرحية وغياب الديكورات و الأكسسوارات تفاقم من جمود المسرحية. يقينا أن كل هذا يقصده المؤلف الذي يميل إلى تجرد الأسلوب .

 

 المؤلف ينجح بتمرير رسالته المتشائمة. إن طريقة تركيب المشاهد وإدخال شخصية الكاتب داخل المسرحية مثيرة للاهتمام . لكن السؤال الذي يفرض نفسه بخصوص مسألة الترجمة: هل نريد المساهمة بتشديد الصورة السلبية المكررة عن عالم عربي يسوده العنف والصراع الداخلي؟

وهذه إشكالية سأعود اليها في الخاتمة الشاملة للمسرحيات الخمس المقترحة.  



[1] Le voici, tel que je pense l’avoir reconstitué :

1. X, un jeune homme qui vient de se marier et dont la femme est enceinte, décide de se joindre à ses camarades (ils sont en tout : 3 ou 4, dont un Izzaddîn) pour faire une prise d’otage dans une école, dans le but d’obtenir la libération de prisonniers. Capturé, il est torturé et incité, en vain, à se suicider. Il reste prisonnier pendant 20 ans.

2. Le fils de X, Izzaddîn, est élevé par sa mère. A l’âge de 20 ans – et bien qu’il apprenne que son père va être prochainement libéré -  il se résout à la quitter pour faire une opération suicide avec ses 3 camarades (faire sauter des entrepôts dans un port). Capturé, il est torturé et devient paralysé des deux jambes. Incité à se suicider, il souhaite mourir, mais, lorsqu’on lui montre X, il semble comprendre que c’est son père et refuse de se suicider.

3. X est libéré, rejoint sa femme et découvre avec désespoir que son fils qu’il pensait trouver à la maison est ce jeune homme paralysé qu’il a vu en prison et qui est condamné à mourir.

4. À la suite d’une « victoire », les combattants clandestins d’hier deviennent les dirigeants d’un nouveau pouvoir. X, personnalité respectée, est incité à les rejoindre pour participer à la construction du nouvel Etat. Peu après, un coup d’Etat a lieu contre le président, jugé corrompu, et X est sommé de signer la condamnation à mort de ce président. Il refuse et sera donc  accusé de traîtrise et menacé d’être exécuté. On lui bande les yeux.

 

 

[2] هذا ما فعلته في هامش تعليقي باللغة الفرنسية ليس لي الوقت الكافي للترجمة إلى العربية

 






Last Updated on Monday, 08 February 2016 14:18
 

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