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La "bourgeoisie" syrienne d’aujourd’hui par Ali El Saleh PDF Print E-mail
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Written by Ali El Saleh   
Monday, 28 June 2010 11:29

La "bourgeoisie" syrienne d’aujourd’hui

Préparé par

Ali El Saleh[1]

 

Bien que les sociologues depuis Spencer et Marx fussent incapables de s’entendre au sujet du concept de "structure sociale", leurs définitions ont quelques éléments en commun. En général, la structure sociale peut être définie comme englobant celles parmi les caractéristiques d’une entité sociale (une société ou groupe social), qui reflètent une certaine permanence dans le temps, et sont en relation  pour déterminer, ou conditionner largement, le fonctionnement de cette entité dans son ensemble, ainsi que les activités diverses des individus qui la constituent.

Cette notion de structure sociale implique que les êtres humains ne sont pas complètement libres et autonomes dans le choix de leurs activités, mais sont gouvernés plutôt par l’aire sociale dans laquelle ils vivent, ainsi que par les relations sociales qu’ils entretiennent les uns avec les autres.

Reprenant cette définition, pour parler d’une bourgeoisie, et plus généralement d’une société syrienne, reste malgré tout d’un maniement difficile. L’emploi du terme même de "société syrienne" dans un contexte arabe qui confond toujours la notion du "Cha’b, peuple", avec l’"Oumma" et l’Etat au sens d’appareil bureaucratique et militaire, mais "jamais au sens occidental d’Etat-Nation",[2] peut conduire à des conclusions incertaines.

L’Etat syrien d’aujourd’hui n’est pas le simple prolongement "superstructurel" ou l’émanation d’une bourgeoisie forte ayant dominé depuis toujours au niveau des rapports de production.

Historiquement, le développement, depuis le Moyen Âge, de l’Etat musulman en général et celui, en particulier, de la Syrie musulmane et arabe, peut expliquer le rôle politique secondaire et la "faiblesse" actuelle de la bourgeoisie syrienne:

La "malchance " de la société civile arabo-musulmane en Syrie, et de ces composantes sociales, est qu’elle était depuis toujours en face d’un Etat fort et allogène.

Il semble que les "Bourgeois" n’ont jamais pu ou voulu contrôler l’Etat en Syrie, comme c’était le cas dans les républiques des cités italiennes au Moyen Âge.

Une "Histoire" de la bourgeoisie syrienne, est plutôt l’histoire de l’Etat en Syrie, qui chaque fois a joué un rôle déterminant dans le processus de création des nouvelles strates socio-économiques prépondérantes à partir de l’élite politique dirigeante[3] :

C’est vers la fin des Croisades, que prend forme en Syrie un type d’Etat "féodal" avec l’établissement de l’Etat Mamelouk fortement centralisé. Cet Etat fut gouverné par une "aristocratie" militaire étrangère au pays, sans hiérarchie féodale et sans fiefs héréditaires. Les nouveaux "maîtres féodaux" de la Syrie, en bons fonctionnaires de l’Etat, reçoivent les rentes de leurs fiefs temporaires, contrôlées strictement par l’administration centrale. L’Etat de type "mamelouk" devenu dynastie héréditaire avec les Ottomans, se passera  en général aussi bien des services de ses "Bourgeois". Néanmoins, l’aire syrienne pendant l’époque ottoman, a été dominée, encore plus que dirigée, économiquement, et en général, à partir de Damas mais surtout à partir d’Alep, par une "notabilité" affairiste et conservatrice, qui s’est contenté d’essayer plusieurs formules de partage oligarchique de l’influence, avec un appareil d’état souvent étranger et nullement perçu par elle comme un instrument de promotion et de contrôle sérieux de la société civile.

L’Etat syrien de type colonial qui fut implanté par la France après l’effondrement de l’empire ottoman, n’était autonome que par rapport à la société qu’il était censé diriger. Le pouvoir mandataire français était fermement convaincu, que la réalisation d’un programme de développement économique est une affaire trop sérieuse pour être confié à un état syrien "séculier et libéral". La France elle-même, victorieuse mais exténuée financièrement, après la Grande Guerre, était plutôt occupée à réduire les frais résultant de son occupation du pays, au lieu de promouvoir sérieusement les besoins sociaux, politiques et économiques de la société syrienne et de son Etat-nation en formation. Pourtant, une nouvelle "classe" moderne, celle des cols blancs, voit le jour et prend sa place dans une administration syrienne, aussi bureaucratique et centralisée qu’en France de la troisième République.

La domination économique de la classe dirigeante syrienne qui fut occultée quelque temps par la puissance mandataire, se retrouve, à l’Indépendance, "plus spéculatrice et rentière que productive, incapable qu’elle fut de mettre en œuvre un système d’organisation et de fonctionnement de la société". Depuis 1950, on verra un nouvel état "intégrateur" remplacer cette "classe" dans le contrôle du système social, étendre son appareil à l’administration de tous les secteurs de l’organisation sociale, et finalement se substituer, à l’époque du Ba’th, à la société elle-même, "ramenée au niveau d’une organisation politique"[4].

Pourtant cet Etat néo Mamelouk n’a presque rien de commun avec les Etats fascistes modernes de type ouest-européen, nés au sein d’un système capitaliste avancé, et qui ont su capter le soutien financier des vieilles bourgeoisies européennes "séculières et libérales". L’aspect autoritaire, répressif et national-populiste, de l’Etat syrien moderne, ne suffit pas à le classer comme fasciste et totalitaire.

Il serait aussi erroné d’assimiler les luttes qui, dans la vie politique syrienne, depuis l’avènement du Ba’th en 1963, opposant les différentes confessions à des "guerres de religions", oubliant le soubassement socio-économique des luttes intercommunautaires. De plus, la conscience qu’en ont les individus, laquelle doit plutôt être analysée en référence au fameux concept khaldounien de la "’assabiyya", ou esprit de corps, des différentes factions régionales, clans et communautés religieuses syriennes, au lieu d’approcher le sujet en employant l’habituelle analyse eurocentriste de classes d’une société sous-développée.

Il apparaît qu’à l’aube des années quatre-vingt dix du siècle dernier l’ensemble du système de références socio politiques de la Syrie est perçu comme s’étant largement "inversé". Cette inversion, effectuée par le régime en faveur des membres de la communauté alaouite, est d’assurer leur incorporation durable dans la société syrienne, non seulement  en continuant à les doter de privilèges excessifs, mais bien plutôt en leur permettant de se fondre dans un ensemble modernisé et intégré où les critères de distinction claniques, confessionnels et culturels seraient estompés. C’est ainsi que la ‘assabiyya clanique exclusive fondée sur les liens familiaux dans une économie montagnarde fermée, comme celle des montagnes des Alaouites, laisse la place, sans en perdre les modèles de fonctionnement, à celle de ‘assabiyya inclusive fondée sur le bénéfice fonctionnel que les membres peuvent apporter à la jama’a (bande) dans un contexte urbain et ouvert sur le monde.[5]

En d’autres termes, la base politico-économique du régime tend à se diluer dans les différentes communautés dont les membres ont presque coupé les amarres avec leurs élites traditionnelles, elles-mêmes en voie de mutation.     

Cet "infitah communautaire" autour du rôle égalisateur et distributeur du pouvoir est passé socialement d’une organisation défensive sectaire à une organisation offensive fondée sur la capacité manœuvrière de tuteurs habiles à instrumentaliser leur entourage, dans leur relation avec le reste du pays.[6]

L’actuelle "bourgeoisie" syrienne qui regroupe diverses strates sociales, prospère en premier lieu et dans une première phase en prélevant une rente sur le pactole distribué par un Etat lui-même rentier, qui s’emploie plus à une" redistribution des ressources" budgétaires du pays à ses partenaires sociaux proches, qu’à veiller sur le fonctionnement optimum de l’appareil productif de l’économie nationale.

Au niveau de la production, plusieurs acteurs socio-économiques de cette "bourgeoisie", opèrent chacun selon son inspiration :

 

Un premier groupe "d’hommes d’affaires", transfuges d’une époque révolue et issues souvent de vieilles familles de notables, qui insistent sur la dénomination de "bourgeoisie nationale"[7], quand ils parlent d’eux-mêmes -industriels et commerçants- et qui ont survécu aux réformes économiques.

Les membres de ce groupe qui n’ont pas fui le pays, comme les Challah de la Chambre de Commerce de Damas et les Qalla‘, continuent à investir localement, dans les limites des moyens qu’on leur a concédés.[8] Paradoxalement, ces survivants aux nationalisations, se sentent de nouveau menacés par une politique d’ouverture vers l’extérieur plus libérale du régime, cette fois-ci sous l’égide de "l’islah", toujours hésitant d’Asad junior. S’il existe entre eux et les nouvelles élites politiques une sorte de besoin mutuel, une réserve de mise et un certain ressentiment restent clairs chez eux.

A Alep, la plupart des membres actuels des Chambres de commerce et d’industrie sont de nouveaux venus, commerçants et industriels de troisième et quatrième catégories, montés à la faveur de l’éclipse des entrepreneurs de vieille souche des années soixante. Les chrétiens qui étaient largement majoritaires dans les premières catégories et dans le bureau de chacune des Chambres, sont devenus discrets ou se sont installés à Beyrouth ou ailleurs comme l’entreprise Yordan ‘Obadji ou les Assouad .[9]  

 

Un deuxième groupe est constitué d’hommes d’affaires, souvent d’origine plus modeste que ceux du groupe précédent, étant eux-mêmes un sous-produit de l’infitah. Ils pourraient très bien constituer ce que nous serions tentés d’appeler la "nouvelle classe moyenne", avec toute l’ambiguïté qu’implique l’utilisation de ce terme. Si certains d’entre eux, sont plutôt conscients de leurs intérêts de "classe" et ont tenté, sans lendemain, de les exprimer politiquement, beaucoup d’autres parmi eux, ont collaboré avec le système de corruption en place, rêvant de pouvoir rejoindre la strate supérieure des nouveaux riches. Certains parmi ces derniers siègent depuis les élections législatives de 1990 au Conseil du peuple. Ces "élus" qui insistent sur "l’harmonie sociale" ne sont, somme toute, que des acteurs sociaux organisés et instrumentalisés par "l’Etat administratif".[10] Dans l’industrie et le commerce, ils profitent à la fois d’une nouvelle mode consumériste locale et du flux d’exportation, dans un premier temps, vers les pays de l’Est de l’ex-bloc soviétique, avant de se replier depuis, sur des projets de joint- venture pour l’exportation et de sous-traitance avec des groupes français, italiens et allemands : Benetton, Adidas, C&A, Tati, Carrefours et d’autres moins importants.

A Damas, le self made man Riad Seif, ancien propriétaire de l’entreprise pour confection de chemises, "Four Hundreds", membre de la Chambre du Peuple, et opposant libéral au régime, était l’un des plus actifs des exportateurs nouveaux de produits textiles vers l’ex-Union Soviétique, ayant passé des contrats de sous-traitance avec Adidas, avant d’être incarcéré pour "menées subversives" contre l’Etat…

A Alep, les exportateurs les plus efficaces sont en général les descendants de familles anciennement ouvertes vers l’Occident, comme les Marrach, gros fabricants alépins de sous-vêtements et tricot. D’autres exportateurs, qui comptent plutôt parmi les entreprises moyennes, sont issues des familles Obari, Kayyali, Chéhadeh, entre autres. La personnalisation des relations d’affaires, particulièrement à Alep, est visible dans les associations transversales complémentaires. C’est ainsi que les firmes pharmaceutiques comme Asia ou Obari et Radwan, réunissent systématiquement investisseurs et techniciens chrétiens et musulmans.  D’autres entrepreneurs alépins, d’origine tribale, ont cultivé des relations commerciales fondées sur une pratique de colportage, de transport par camions ou par bateaux en Méditerranée. L’un d’eux est Ahmad Zedo, l’un des plus gros entrepreneurs Alépins de commerce du mouton syrien.[11]

D’autres membres, de ce groupe d’hommes d’affaires moyens, sont actifs dans l’agriculture comme exploitants agricoles (mouzari’oun) en louant, avec la complicité de l’"Etat administratif", les terres des paysans bénéficiaires de la Réforme Agraire ne pouvant les exploiter faute de moyens techniques et financiers suffisants. D’autres spéculent en toute liberté dans l’immobilier qui accuse un niveau de prix sans commune mesure avec le pouvoir d’achat des particuliers, profitant surtout de la nouvelle situation politique et économique instable, après l’occupation de l’Irak par les anglo-américains.

 

Un troisième groupe est celui de la nouvelle notabilité, née de la rente indirecte dont a bénéficié la Syrie à travers l’aide financière des pays du Golfe après la guerre de 1973. Elle est sans doute la plus liée aux circuits de l’économie publique et, par de là, à l’Etat administratif.

Plus que le groupe précédent des entrepreneurs moyens, ce groupe a bénéficié massivement des deux "infitah", celui de 1973 et celui de la fin des années quatre-vingt du siècle dernier. C’est leur réussite prononcée et voyante qui les différencie de leurs partenaires de poids moyen. Principalement, comme intermédiaires et grâce à leurs connections avec les différents organismes de l’Etat, ils en sont venus à contrôler d’une façon quasi-monopolistique, la réalisation de presque tous les gros projets d’infra- structure lancés par le gouvernement depuis 1973. A partir de la deuxième moitié des années quatre-vingt, cette "nouvelle classe" a diversifié ses activités d’entreprises, investissant dans l’immobilier, la construction, l’agro-industrie, le tourisme et dans le transport. Ils s’inquiètent eux aussi, face à une libéralisation économique. Ils craignent, plus que les autres peut-être, de perdre leur avantage oligarchique local face à la mondialisation des échanges commerciaux.

Cette "nouvelle classe" est symbolisée par Sa’ib Nahhas. Ancien représentant local d’une entreprise automobile, il a su exploiter ses relations politiques pour prendre pied dans les monopoles d’Etat couvrant les secteurs du transport et du tourisme. Il fut ainsi le promoteur du secteur mixte syrien, par lequel l’Etat a accepté de privatiser partiellement certaines sociétés nationalisées. Quittant ultérieurement le domaine exclusif des services, il s’emploie, à la tête de capitaux arabes, à réaliser des projets de joint-venture agricoles et autres industriels, aussi différents que les produits pharmaceutiques de l’ingénierie génétique, et dans des pays aussi divers que l’Allemagne et les pays du Golfe. Nahhas est associé avec des banques internationales pour le compte d’investisseurs arabes du Golfe.

Un autre représentant de ce troisième groupe de notabilité moderne est Uthman ‘Aidi, PDG de la "Compagnie Arabe syrienne des Etablissements Touristiques". Cette compagnie possède et dirige une chaîne d’hôtels et d’établissements touristiques de la catégorie cinq étoiles qui s’étendent sur tout le territoire syrien. La compagnie a 19 000 actionnaires avec 10% du capital appartenant à ses employés : expérience, presque unique en Syrie, de capitalisme populaire. La compagnie Holding comprend dix filiales couvrant entre autres, l’exploitation, la construction, le génie civil, le marketing et le transport touristique. ‘Aidi est aussi derrière le groupe français d’hôtels de prestige Royal-Monceau. La fortune personnelle de ‘Aidi est estimé à un demi milliard de dollars.  

La strate supérieure de ce troisième groupe forme une sorte de noblesse d’Etat. Occupant une position charnière dans l’organigramme administratif et le circuit économique, elle poursuit la consolidation de son statut social. C’est de cette convergence qu’est né, au début du processus actuel, ce fameux complexe "militaro mercantile".[12]

La dilution lente de la ‘assabiyya de cette strate sociale sous les contraintes de l’économie urbaine, a conduit progressivement à son remplacement par des liens d’intérêts plus matériels et pragmatiques, que fondés sur des "interprétations sectaires et symboliques"[13]. Les fils de la nomenklatura militaro mercantile des premières heures, "font aujourd’hui indéniablement plus partie de l’establishment mercantile que de celui des casernes."[14]

Partant d’une position de manœuvre et de marchandage assez confortable, ils n’hésiteront pas à accepter l’établissement d’un "nouvel ordre", et à collaborer avec lui pourvu qu’il leur garantisse la continuité de leur suprématie politico financière. Le nouveau capital oligarchique ainsi accumulé au fil des années, menace de s’autonomiser, même en dehors et envers leurs aînés, leurs paires et contre le reste du pays, si les impératifs politiques du moment le réclament et s’entrecroisent avec leurs intérêts personnels.

Leur chef de file est Rami Makhlouf, neveu de l’actuel président syrien. Makhlouf préside  le conseil d’administration de Syriatel, l’un des deux opérateurs de téléphone mobile en Syrie qui dernièrement a fait des bénéfices de 4.5 milliards de livres syriennes. Syriatel s’est vu attribuer dernièrement, une licence pour un réseau de téléphone mobile au Pakistan, au prix de 291 millions de dollars, nettement supérieur aux offres initiales. Cet investissement de Syriatel est un précédent historique dans le sens où c’est la première fois dans l’histoire économique syrienne qu’une entreprise du pays, en dehors du secteur hôtelier, effectue un investissement de cette taille et gère une entreprise de cette dimension au-delà de ses frontières nationales.[15] Firas Tlas, fils de l’ancien ministre de défense syrien, Jihad Khaddam et Nizar al As’ad, pour ne mentionner que quelques uns des fils de la nomenklatura marquent de leur omniprésence la vie économique du pays.

 

En conclusion, il est, certes, dans l’intérêt d’un secteur privé syrien croissant à l’ombre de l’Etat- et grâce au secteur publique- à améliorer sa marge de manœuvre économique. Mais, l’activisme d’une classe sociale suppose une maturation de la perception de ses intérêts et une structuration de son expression collective. De plus, en raison des divisions des "bourgeoisies syriennes", de la divergence de leurs intérêts, et des modes de production différents, qui caractérisent chacune d’elles, elles ne sont pas à la veille de constituer cette classe bourgeoise "forte" et cohérente, élément nécessaire, selon les uns, pour la formation d’un état démocratique.

Vu l’"expérience" syrienne: la société en place étant volontariste dans son principe d’organisation, en tant qu’elle n’est pas commandée par une classe dirigeante nationale, de bas en haut, mais par un Etat aussi bien volontariste, lequel se donne pour tâche l’intégration de cette société, de haut en bas, une démocratisation devient possible, le jour où l’Etat accepte, ou sera forcé, de se "désengager" de la société civile qu’elle a su contrôler étroitement, et devient économiquement plus "neutre". En d’autres termes, si l’Etat se "démocratise" d’abord. 

Actuellement, la "bourgeoisie" syrienne, ainsi que le régime, ne veulent d’une démocratisation étendue. Pour la bourgeoisie, une stabilité politique combinée avec plus de liberté personnelle et professionnelle, est mieux perçue par elle que l’installation de la démocratie.

 



[1]              Article préparé en 2006 pour un workshop à l'IREMAM, à Aix-en- Provence.

[2]              Seurat, Michel, "Les populations, l’Etat et la société", in André Raymond (éd.), La Syrie d’aujourd’hui,       Centre national de la recherche scientifique, Paris, 1980, p. 89.

[3]              Op.cit., p.124.

[4]              Op.cit., p.90.

[5]              Voir à ce sujet les conclusions de Seurat sur l’assabiyya de Bab Tabbaneh , L’Etat de Barbarie, Paris 1989, Esprit p. 166sqq.

[6]           Op.cit.

 

[7]              Sous-entendu : nationalistes de première heure.

[8]              Bahout, Joseph, Les entrepreneurs syriens, Cahiers du CERMOC No 7 ; p.38 sqq ,1994.

[9]              David, Jean-Claude, "Le sens du Commerce des Alépins", in  Les sens du commerce, Babelmed 2003, p. 18 sqq.

[10]             Kienle, Eberhard, Les politologues du nord face aux versants sud de la Méditerranée, Séminaire de Berlin 13-16 novembre 2003. p.7.

[11]             David, Jean-Claude, op.cit., p. 20 sq.

[12]             Picard, Elisabeth, Espaces de référence et espace d’intervention du Mouvement Rectificatif au pouvoir en Syrie, 1970-1982, Thèse III e cycle ; IEP de Paris, 1985, p. 256 sq.

[13]             El Saleh, Ali, Syria between Islam and Secularity, seminaire, Essen, 2004, p.10 sq.

[14]         Bahout, op.cit., p. 71

 

[15]             Aita, Samir: La grande business, La Syrie.fr, 14.12.2005.

Last Updated on Thursday, 15 January 2015 16:54
 

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