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L’homme au parapluie PDF Print E-mail
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Written by Charif Rifai   
Tuesday, 22 February 2011 13:02

 

Le « frère» Kadhafi bombarde son peuple avec l’aviation. N’est ce pas lui le peuple ? N’est-ce pas lui le pays ? Pitoyable est le dictateur quel qu’il soit, surtout lorsque son mensonge touche à sa fin, et dignes sont les gens, quels qu’ils soient, surtout lorsqu’ils osent ébranler le mensonge au prix de leurs sang.

 

Des années durant, quarante et une, le Dictateur résume le pays en son auguste personne. Il catalyse le pays. La clairvoyance c’est lui et avec lui et par lui. C’est lui aussi et surtout les affaires et les contrats, et le monde libre compatit, complote et signe, envoie ses experts, ses analystes. Rien ne vaut un contrat juteux, le peuple c’est un sous peuple, on verra après, les droits peuvent attendre non les ventes. Il y a un Berlusconi dans chaque dirigent du monde libre, et il y a une Michèle Alliot Marie dans chaque proposition maladroite d’ « assistance sécuritaire ».

 

Ce peuple là n’a mérité de son « guide » que 15 secondes d’apparition télévisée muni, signe de temps, d’un parapluie pour éviter d’être éclaboussé par le sang de ceux qu’il vient d’assassiner par les bienfaits de son Livre Vert. La veille, nous avons eu droit aux foudres du fils ; posture relaxée, mains tapant sur la table et promesses du chaos en guise de message divin. Qui est ce fils prodigue ? Non responsable, non héritier mais la continuation de l’ombre du père, son glaive omniprésent.

 

Aucune dictature ne pourrait résister face à un peuple qui franchit le seuil de la peur, qui est déjà dans les rues,  mais il est de l’essence d’une dictature de ne pas vouloir le reconnaître que trop tard. Ben Ali a fini par partir, Hosni Moubarak aussi, Kadhafi tente de noyer le pays avec lui, Neron version revue est parmi nous, et il est temps qu’il parte.

 

Sans idéologie, sans slogans haineux, sans prétention aucune, les tunisiens, les égyptiens ont ouvert une voix difficile à fermer. Ils ont démontré qu’il y avait, qu’il y a, et qu’il y aurait toujours dans ce monde arabe renaissant, un possible non  exploré, une voix méridienne se situant entre les pôles classiques des peurs, la notre et celle que le monde a formulé autour de nous.

 

 Le séisme qui traverse le monde arabe aujourd’hui a balayé les certitudes et les fantasmes. Il démontre que ces peuples là ont su garder, malgré les méandres, une noblesse et un amour de la vie, une âme non haineuse animée par un seul mot : Liberté !

 

Le « Frère » Kadhafi partira. Il joue en ces instants sa dernière partition avec des balles réelles tandis que son peuple retrouve la stature et l’âme d’Omar AL Mokhtar surpassant les avions et les bassesses et couvrant les montagnes et le désert.  Quant à Mu’amar, on ne se souviendra que de son dernier acte, celui d’un hystérique du pouvoir muni d’un parapluie. 

Last Updated on Sunday, 12 June 2011 11:29
 

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