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Une nouvelle Nahda arabe serait-elle en vue ? LE PROJET DE VILLES VERTUEUSES PDF Print E-mail
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Written by L'Orient-Le-Jour, Amin Elsaleh   
Friday, 11 March 2011 08:49

Une nouvelle Nahda arabe serait-elle en vue ?



11/03/2011

 


De gauche à droite : Boutros Hallaq, May Semaan Seigneurie, Carole Dagher, le maire Pascal Cherki, Farouk Mardam-Bey, Dominique Eddé et Robert Solé.

Débat Peut-on retrouver un fil perdu, tisser un lien, entre la Nahda du XIXe siècle et les révoltes populaires arabes d'aujourd'hui ? La mémoire de la Nahda a-t-elle pu influencer la jeunesse arabe descendue dans la rue au nom d'une dignité retrouvée, parfois au prix de sa vie ?


Pour évoquer ces questions et « revisiter » la Renaissance culturelle arabe de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, le Club libanais du livre-France et l'Association des amis de la Bibliothèque orientale ont organisé un débat animé par Farouk Mardam-Bey, éditeur chez Actes Sud, et regroupant les écrivains Dominique Eddé, Carole Dagher, Robert Solé et Boutros Hallaq, professeur de littérature arabe à la Sorbonne Paris 3, au siège de la mairie du XIVe et à l'invitation du maire et conseiller de Paris, Pascal Cherki, et de sa dynamique adjointe, Marie-Thérèse Atallah.
Devant un auditoire nombreux où l'on reconnaissait l'ancien ministre Ahmad Fatfat, des membres de la délégation libanaise à l'Unesco, dont Bahjat Rizk, le professeur Mounir Chamoun, Michèle Gendreau-Massaloux, Lynn Lohéac-Ammoun, des journalistes et des universitaires, M. Cherki devait prononcer une allocution de bienvenue, en soulignant l'importance et l'actualité d'un tel débat, et l'écho qu'il trouve dans la société française. Philippe Chemaly, président du Club libanais du livre, et Jean-Claude Petit, président de l'Association des amis de la Bibliothèque orientale de Beyrouth (AABOB), ont tour à tour présenté leur association, avant de céder la parole à May Semaan Seigneurie, directrice de la Bibliothèque orientale de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ).

Mme Seigneurie a brossé un bref historique de la BO et du rôle joué par ce tout premier jalon de la présence jésuite à Beyrouth (avec l'Imprimerie catholique et l'USJ) dans la formation des élites intellectuelles ayant contribué à la Nahda. Elle devait notamment souligner combien, « avec ses conférences, colloques et expositions, la BO s'inscrit dans la tradition fondée par les savants jésuites pour la promotion de la connaissance, dans un esprit d'ouverture et de service public, que nous essayons de perpétuer et d'enrichir sans cesse, en espérant qu'une Nahda en appelle une autre ».
Pour lancer le débat dont il était le modérateur, Farouk Mardam-Bey relève d'abord que « ce qui nous manque aujourd'hui, c'est une sociologie de la Nahda en tant que mouvement d'ensemble marquant l'entrée des Arabes dans la modernité ». Il rappelle que la Nahda démarra sur une prise de conscience des Arabes par rapport à leur retard face à l'Europe. Les intellectuels arabes s'étaient alors demandé : « Pourquoi avons-nous stagné ? Avons-nous trahi notre glorieux passé, et la solution serait-elle de le restaurer ? Ou bien l'a-t-on sacralisé, d'où la nécessité d'une laïcisation ? » Et Mardam-Bey de préciser : « Si la Nahda a avorté, c'est qu'elle n'a pas su ou pu trancher entre ces deux questions. »
Les échanges qui suivirent entre les intervenants allaient démontrer que, plus d'un siècle plus tard, les mêmes questions n'ont toujours pas trouvé leurs réponses, dans un monde arabe écrasé par des régimes autocrates, comme il l'était sous le joug du sultan Abdul-Hamid lorsque les premières sociétés secrètes réclamant la « chute du tyran » furent formées au XIXe siècle à Beyrouth, Le Caire, Paris, New York et São Paulo.
Intervenant en premier, Carole Dagher a exposé le contexte historique de la Nahda, l'influence de celle-ci sur les mouvements d'émancipation politique et sur la naissance du nationalisme arabe, la question de la modernité et de la laïcité défendue par ses pionniers, le rôle joué par la presse et par une élite cultivée, occidentalisée. Puis, dans un parallèle avec le mouvement de révolte arabe contemporain, elle a relevé une même aspiration des peuples à la liberté et à la dignité, mais plusieurs différences avec la Nahda, notamment le fait que « la presse arabe actuelle étant muselée ou compromise avec les pouvoirs en place, ce sont Internet, Facebook et Twitter qui ont joué le rôle-clé dans le soulèvement actuel, remplaçant les journaux d'autrefois ».
Deuxième différence : « Cette révolution, personne ne l'a vue venir, pas même les intellectuels. Parce qu'ils n'ont pas le sentiment d'y avoir directement contribué, même si cela fait des années qu'ils peignent les maux dont souffrent leurs sociétés et qu'ils dénoncent la répression, la corruption, la misère, l'ignorance et l'écrasement des femmes dans leurs pays respectifs, une culture fortement teintée de conservatisme, ainsi que l'obscurantisme religieux. » Et d'ajouter : « Mon sentiment est qu'il existe un fossé d'une génération entre les mouvements de jeunes d'aujourd'hui et les grandes figures culturelles du monde arabe. Car les masses arabes ne lisent pas (6 ou 7 % seulement d'après les chiffres de l'Unesco). C'est donc une révolution spontanée, d'où l'absence du rôle des intellectuels. » Ultime différence : « La Nahda était essentiellement l'œuvre des intellectuels chrétiens arabes dans un Empire-Califat ottoman. Aujourd'hui, les chrétiens arabes sont pourchassés, agressés et poussés à l'exode. »
Les autres intervenants ont axé leurs interventions sur la révolte arabe actuelle, l'assimilant aux prémices d'une Nahda qui reste à faire. Ainsi Boutros Hallaq a mis l'accent sur le rôle de la société civile, « qui prend sa place contre ou à côté de l'élite » et qui ne brandit « pas de slogan idéologique, nationaliste, marxiste ou islamiste », mais a une « vision apaisée de l'autre, sans faire montre de pro ou d'antioccidentalisme ».
Dominique Eddé, pour sa part, a vanté les mérites d'un tel soulèvement populaire, tout en relevant une « absence de visibilité totale, quand bien même l'événement qui, lui, est très clair, nous réjouit ». Elle a rappelé que « nous sortons d'une dépression formidable qui s'est produite ces dernières années », au cours desquelles « les intellectuels du monde arabe ont travaillé très seuls. Ils étaient les orphelins d'une Nahda qui partait en morceaux », « la culture de l'apparatchik sévissait » et « nous avons été, pendant des années, face à une presse teintée, colorée par ses bailleurs de fonds ». Elle a estimé que devant l'énormité de la révolution actuelle, les intellectuels avaient un devoir : « ne pas lâcher la posture critique ».
Enfin, Robert Solé, auteur du Sémaphore d'Alexandrie, du Tarbouche et dernièrement d' Une soirée au Caire, devait axer son intervention sur ce qui se passe en Égypte, relevant « la maturité politique du mouvement actuel, son inventivité, son humour, son civisme, ainsi que la place des femmes, voilées ou pas, et la présence des chrétiens et musulmans ensemble ». « Cela nous rappelle 1919, l'année-charnière où les Égyptiens, toutes classes sociales et toutes religions confondues, ont réclamé leur indépendance », a-t-il souligné. Tout en trouvant « inquiétante l'islamisation rampante de la société », Solé a estimé que « peut-être, après l'attrait du nationalisme arabe puis de l'islamisme, sommes-nous en train de passer à une troisième phase : l'égyptianité, avec la fierté d'être égyptien ».
Un échange animé avec le public présent devait suivre la table ronde, attestant de l'intérêt particulier de ce thème et des passions que l'avenir des sociétés arabes soulèvent auprès de l'opinion publique et des jeunes originaires des pays concernés.

 

II- LE PROJET DE VILLES VERTUEUSES par Amin Elsaleh

Préanbule

Tout s'accélère et nous devons chercher l'information dans des analyses qui nous projettent dans l'avenir.

"stochastic model" est mis à jour grâce aux "triggers" suivants :

"la bataille d'Aden" , la bataille du Kalamoun (Syrie) , l'occupation de Ramadi, l'occupation de Palmyre,

la possible occupation de Hassakeh, tout cela dans l'attente de la signature de l'accord nucléaire avec l'Iran,

l'enlisement sur le terrain à l'est de l'Ukraine et l'intensification des combats;  le renforcement du partenariat Chine-Russie peuvent être aussi catalyseurs du prochain  "trigger".

Le modèle commence à fournir des résultats tangibles produits par les dernières itérations en mode accéléré;

par une nième itération qui pourrait se dérouler cet été; les 2 liens qui suivent nous fournissent une synthèse

nécessaire à anticiper l'avenir du Grand Moyen Orient dessiné par les EU depuis les années 80 (date de la guerre

IRAN - IRAK) et en cours d'exécution dans un univers chaotique; mais d'autres liens sont signalés lors de la

mise à jour semi-hebdomadaire du modèle stochastique.

LE PROJET DE VILLES VERTUEUSES (1)

The 15 april 2015, we submitted to a symposium on Globalization and editorial content a project on knowledge Networks and virtuous cities rebuilding:

 

http://mlfcham.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1600:la-thematique-l-reseaux-de-connaissances-r-quel-type-de-projets-sy-inscrivent-&catid=334:amin-elsaleh-contributions&Itemid=2138

in which we provide a healthy and moral approach to  overcome arab world disintegration.

L'APPROCHE HISTORIQUE ENTRE HÉRITAGE ET LA NOUVELLE STRATÉGIE

Sykes Picot Map

https://www.google.com/search?q=sykes+picot+map&tbm=isch&tbo=u&source=univ&s

(1) Une référence de base est l'article écrit pour mlfcham par l'anthropologue Monica Heintz:

Monica Heintz – Studying morality in anthropology: I- What is ‘morality’? II- Universalism versus Cultural Relativism III- The Question of Freedom in anthropological research IV- Conclusion- Comment " by Amin Elsaleh

http://www.mlfcham.com/v1/index.php?option=com_content&view=article&id=1506:monica-heintz-studying-morality-in-anthropology&catid=349:amour-et-developpement&Itemid=2034

Last Updated on Thursday, 26 January 2017 10:26
 

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