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Les armées, le peuple et les autocrates PDF Print E-mail
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Written by Salam Kawakibi et Bassma Kodmani   
Saturday, 12 March 2011 15:58

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/03/KAWAKIBI/20242

Espoirs et embûches des révoltes arabes

Les armées, le peuple et les autocrates

Pendant plus de quarante années, « armée », dans le monde arabe, a rimé avec coup d’Etat, état d’urgence, secret et surveillance. L’institution était à l’origine des systèmes politiques ou garante ultime de ceux-ci, mais elle était devenue discrète. Or elle a endossé à plusieurs reprises le rôle de protectrice de la population et de sauveuse de l’Etat. Alors qu’elle représente une composante de l’appareil sécuritaire, le dernier recours du pouvoir, on l’a vue, en Tunisie et en Egypte, se dissocier des forces de police, reconnaître comme légitimes les revendications des manifestants et, finalement, lâcher le chef qu’elle avait porté au pouvoir et sous le commandement duquel elle était censée opérer. Que s’est-il passé, au cours de ces décennies, pour que les sociétés en viennent à se réjouir de l’intervention des militaires, voire à la réclamer, comme on a pu l’observer en Tunisie, puis au cours de la révolution égyptienne qui a balayé le régime de M. Hosni Moubarak ?

Connaissant le poids historique de l’armée dans la construction de l’Etat-nation après les indépendances, la plupart des dirigeants arabes, qu’ils en soient issus ou non, ont rapidement compris le danger qu’elle pouvait représenter. Ils ont tous entrepris de la marginaliser et de la neutraliser, notamment en lui accordant des privilèges économiques considérables. En Egypte, ce sont les Etats-Unis qui ont en grande partie financé cette politique, en attribuant des subsides conséquents aux généraux. Ceux-ci ont bénéficié d’autorisations pour bâtir des centres commerciaux, des villes dans le désert, des stations balnéaires, et ont été admis au sein des clubs élitistes auparavant réservés à l’aristocratie cairote. Ils occupent tous les postes de gouverneur à travers le pays, dirigent les grandes entreprises publiques et les cabinets de plusieurs ministères.

En parallèle, les chefs d’Etat ont développé un système complexe d’appareils de sécurité dirigés par des officiers de haut rang, lesquels se trouvaient entraînés dans une logique nouvelle : leur mission de protection de (...)


Retrouvez la version intégrale de cet article dans Le Monde diplomatique de mars 2011 actuellement en kiosques.

Salam Kawakibi et Bassma Kodmani.

 تجدون مرفقا الترجمة العربية لمقالة الجيوش العربية التي وصلتكم نسختها الفرنسية منذ أيام والني نشرتها جريدة اللوموند ديبلوماتيك

Cliquez-ici pour télécharger le document pdf

 

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Salam Kawakibi et Bassma Kodmani

Respectivement directeur de recherche et directrice exécutive à l’Arab Reform Initiative.

Last Updated on Sunday, 12 June 2011 11:48
 

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