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Al Diriaq : traité de Botanique, medecine PDF Print E-mail
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Written by Abdel Latif Ajlani   
Sunday, 01 May 2011 10:56

Al Diriaq est un livre arabe historique (XII° siecle?). Un traité de Botanique, medecine et connaissance de l'époque. Il se trouve a la biblio nationale de Paris. Il provient peut etre de la bibliotheque historique d'Alexandrie d'Egypte...Une editrice italienne a pris en charge la reedition en nombre limité du volume. J'ai assisté a la presentation interessante (aux Uffizzi de Florence) et vous ai pensé a tous pour ceux qui sont interessés a ce type de livre. Je joins qques illustrations. Cordialement a tous...   A.Ajlani

http://www.qantara-med.org/qantara4/public/show_document.php?do_id=1496

 

Le Livre de la Thériaque (Kitâb al-Diryâq), ou Livre des Antidotes

  • Titre / dénomination : Le Livre de la Thériaque (Kitâb al-Diryâq), ou Livre des Antidotes
  • Auteur : « Pseudo-Galien »
  • Lieu de production : Mésopotamie
  • Date / période :

    1199/ 595 H

  • Matériaux et techniques : Encres et gouaches sur papier
  • Dimensions : 36,5 x 27,5 cm ; 36 ff.
  • Ville de conservation : Paris
  • Lieu de conservation : Bibliothèque nationale de France
  • Numéro d'inventaire : Arabe, 2964
ms.arabe 2964, 37 f°


Le détail de cette miniature montre deux plantes nécessaires à l’élaboration d’une « thériaque », contrepoison aux nombreux ingrédients. A côté de la plante figure son nom écrit en naskhi cursif. Au dessus, à l’intérieur d’un cadre, ce même nom tracé en coufique tient lieu de titre. Rappelons que le mot thériaque, tiré du grec thêrion « bêtes féroces », fait allusion aux serpents et à leur venin.

L’auteur de ce traité est inconnu. Pour lui donner plus de prestige, il  l’a placé sous l’autorité  de Galien, médecin grec du IIe siècle après J.-C. que les Arabes du Moyen Age préféraient à Hippocrate. Plus exactement, l’ouvrage se présente comme la traduction d’un commentaire d’un traité de Galien effectué par Jean le Grammairien au VIe siècle à Alexandrie : Le Traité des électuaires (les ingrédients « choisis »). La copie de la BNF, datée de 1199, aurait été exécutée au nord de l’Irak, si l’on en juge par le style des illustrations. Nous connaissons le nom du copiste qui est probablement aussi le miniaturiste, tant l’écriture est associée à l’image : Muhammad ibn Abî l-Fath ‘Abd Al Wâhîd ibn Abî l-Hassan ibn Abî l-Abbâs Ahmad. Il pourrait s’agir d’un scribe chi’ite qui aurait travaillé à la demande de son neveu.

L’iconographie est aussi riche que discontinue. Après les frontispices, figurent neuf médecins de l’Antiquité, spécialistes des thériaques (parmi eux, Galien et Andromaque), puis des scènes illustrant la découverte des antidotes. Les autres planches, à caractère plus scientifique, représentent les végétaux, les minerais et les animaux entrant dans la formulation du remède. Une autre copie du XIIIe siècle est conservée à Vienne[1].

Les thériaques, joyaux de la pharmacopée, résultaient de nombreuses traditions. Poisons et  contrepoisons apparaissaient déjà dans les textes de la Mésopotamie et de l’Egypte pharaonique. En Inde, à l’époque des Brahmanes, l’Âyurveda, « Science de la prolongation de la vie » abordait volontiers ce sujet, comme en témoignent les abrégés médicaux de Charaka  et de Suçruta (IIe et Ve siècle après J.-C.), qui ne seront pas ignorés des Arabes. Mais ce sont les Grecs de l’Antiquité qui seront à l’origine des thériaques des mondes musulman et chrétien. Citons Nicandre de Colophon, médecin à la cour du roi Attale de Pergame (vers 240 av. J.-C.), auteur d’un traité versifié sur la morsure des serpents, Mithridate, roi du Pont (120 - 63 av. J -C.), dont l’antidote sera codifié par Galien et, surtout, Andromaque, médecin de l’empereur Néron qui, en perfectionnant la recette de Nicandre, laissera son nom à une thériaque réputée. Agglomérant une soixantaine de substances, entre autres de la chair de vipère et de l’opium séchés et broyés, elle utilisait le miel comme excipient. Il y eu d’autres thériaques, tirées de l’œuvre de Galien (en particulier, de son « De Antidotis »), ou de celle de ses commentateurs d’Alexandrie. C’est le cas du traité qui nous occupe. Les grands médecins arabes qui furent souvent des traducteurs : Ibn Mâsawayh, Hunayn ibn Ishâq, Al-Râzî, Ibn Rushd (Averroès), s’intéresseront tous aux antidotes.

Venise, à la fin du Moyen Age, détiendra le secret d’une thériaque grâce à ses contacts avec l’Orient. Mais cette « thériaque fine de Venise » sera concurrencée en France par celle de Montpellier, ville où s’était perpétué le savoir médical d’al-Andalus. La thériaque de Montpellier se préparait sous le contrôle des magistrats et des médecins. Au fil du temps, à cause de son prix et de l’abondance de ses ingrédients, la thériaque deviendra une panacée. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle sera prescrite en Europe comme tonique et comme calmant. Elle figurera dans la pharmacopée française jusqu’en 1884.

NOTE

[1] Osterreichische Nationalbibliohek, A.F. 10.

BIBLIOGRAHIE DE REFERENCE

Mouliérac J., « Les Thériaques », in « La Médecine au temps des califes », IMA, 1996. p. 101-103

Granel F., « La Thériaque de Montpellier », Revue d’histoire de la pharmacie, t. XXIII, 229, Paris, 1976, p.75-83

Dorvault F.- L.- M.-, L’Officine ou Répertoire général de pharmacie pratique, XVIIe édition, Vigot Frères, Paris, 1928

Garrison Fielding H, History of Medecine, Philadelphia and London, 1929, p. 104


 

Last Updated on Tuesday, 10 May 2011 13:29
 

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