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Les aspects économiques généraux de la relation mandataire France, Syrie et Liban, 1918-1946 par Ali El Saleh PDF Print E-mail
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Written by Ali El Saleh   
Sunday, 17 March 2013 17:49
1 L’objet de cette présentation est de clarifier le contexte économique de la période qui nous concerne et d’introduire ainsi les articles portant sur des questions économiques spécifiques.

I-LES INTÉRÊTS FRANÇAIS DANS L’EMPIRE OTTOMAN JUSQU’EN 1918


LA PRÉSENCE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE DE LA FRANCE DANS L’EMPIRE OTTOMAN AVANT 1914

2 L’implantation française dans l’Empire ottoman est considérable entre 1895 et 1914. Les capitaux français sont majoritairement présents dans la Dette ottomane et les investissements français dans les entreprises de travaux publics ont essaimé dans toutes les grandes villes ottomanes. La présence économique de la France est l’objet d’un rapport de force constant avec les autres puissances, rendu parfois difficile par l’attitude des entrepreneurs et des capitalistes français qui hésitent à consolider leurs intérêts dans la région.

  • 1 Avant 1914, 20 francs équivalent à 5,4 gr-or, au taux officiel. Toujours sur la base or, 1 FF de 1 (...)
  • 2 Vincent Cloarec, La France et la question de Syrie 1914-1918, Presses du CNRS, Paris 1998, p.18.

3 Entre 1895 et 1914, les capitaux français représentent 66 % des capitaux étrangers placés en fonds publics ottomans, soit 1,15 milliards de francs1 sur un total de 1,93 milliards de francs2.

  • 3 Jacques Thobie, Intérêts et Impérialisme français dans l’Empire ottoman (1895-1914), Imprimerie na (...)

4 En 1914, le total cumulé des capitaux français effectivement infusés dans le circuit ottoman depuis le milieu du xixe siècle est de 3,351 milliards de francs dont 20 % seulement de fonds privés. Cette faible proportion des sommes investies dans des entreprises privées témoigne d’une réticence devant les risques que comporte cette sorte d’investissements. Encore faut-il remarquer que 40 % des sommes consacrées aux entreprises détenues par des Français sont des obligations3.

  • 4 Nadine Méouchy, Les formes de conscience politique et communautaire en Syrie et au Liban à l’époqu (...)

5 C’est 200 millions de francs seulement4 qui auraient été investis en Syrie avant la Grande Guerre, par le truchement des succursales beyrouthines de la Banque ottomane, de la Banque de Salonique et du Crédit lyonnais, et qui se répartissent entre la production de la soie d’une part et les lignes de transport d’autre part.

6La Société française d’entreprise est chargée de compléter le tracé des routes syriennes et possède le monopole de leur entretien. La société « Damas-Hama et prolongements » est l’une des plus grosses entreprises étrangères dans l’Empire ottoman. En juin 1914, le total des actions et des obligations représente un nominal de 150 millions de francs. La part française de cette somme est de 109 millions de francs.

7 La part française dans le port de Beyrouth est de 4,8 millions de francs, soit 80 % des participations. Car sur le plan économique et financier s’installent en Syrie, à côté des intérêts en place contrôlés essentiellement par la Banque ottomane, des intérêts français dont l’action est uniquement dirigée vers l’exploitation de l’espace syrien.

  • 5 Jacques Thobie, op. cit., p. 328, 329,498.

8 La création de la Banque du Liban, dont l’activité principale tend au contrôle des finances libanaises, comprend en partie et rejoint les ambitions de certains milieux lyonnais en relation avec les soyeux5.

9 En effet le commerce de la soie représente 30 % des exportations ottomanes en France. La Syrie seule fournit entre 5 et 7,5 % des soies travaillées à Lyon. La plupart des filatures de Syrie fonctionnent grâce au concours financier des maisons de Lyon et de Marseille, acheteurs potentiels des soies produites. Ces maisons consentent des prêts sur trois mois au taux de 5 %. Elles se remboursent sur les productions de soies des filatures locales. Il s’agit donc d’une source d’approvisionnement secondaire, mais utile et sûre.

  • 6 Ibid, p. 490, 495, 498.

10 Cependant certains entrepreneurs lyonnais estiment que le jeu n’en vaut pas la chandelle et que, somme toute, Lyon n’a pas besoin des soies de Syrie. Ils sont divisés sur l’opportunité d’une installation française en Syrie et font preuve, avant la déclaration de la guerre, d’une relative prudence6.

Last Updated on Wednesday, 03 April 2013 08:25
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Toujours la titrisation et autour PDF Print E-mail
Written by Claude Conquy   
Sunday, 26 August 2012 09:42

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mots clés: Damas, Mozilo, Madoff,

dette, subprimes
Fannie Mae
Freddie Ma
titrisation.
 
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Written by Claude Conquy   
Saturday, 25 August 2012 12:37

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mots clés: Titrisation, CDO,CDS,
Lehmann Brothers, Hedge funds
Executive life
Lavoisier.

 
Ce qu'il faut pour la France: réflexions sur la politique sociale PDF Print E-mail
Written by Adib Gabriel Hathout   
Thursday, 01 March 2012 18:31
La tradition culturelle française se situe au confluent de deux grands courants : d'une part la politique sociale qui protège le citoyen et, d'autre part, la précision logique. 
Last Updated on Thursday, 01 March 2012 21:37
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Bernard Marois : LE DECLIN DE L’OCCIDENT PDF Print E-mail
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Written by Bernard Marois   
Wednesday, 04 January 2012 12:47
(article du 15 décembre 2011)
Les relations commerciales entre l’Orient et l’Occident ont toujours été très actives.
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